Venise, Florence et la Toscane

Mes neveux et nièces ont décidément très bon goût.

Après le mariage de ma nièce le mois dernier à Strasbourg, me voilà pour quinze jours en Italie afin d’assister à un second mariage, celui de mon neveu et filleul, célébré le 10 septembre, à Florence.

J’y reviendrai.

Car c’est par Venise que je veux commencer. Venise où je suis arrivé le 13 septembre, en début d’après-midi… un peu inquiet, car on m’avait gentiment mis en garde: «Pour chaque vénitien de souche et authentique, il faut compter environ 300 touristes», m’avait-on dit…

Les mauvaises langues avaient tort.

Dès mon arrivée à la gare Santa Lucia, à deux pas du pont Scalzi et du Grand Canal, j’ai été littéralement transporté, exalté, enivré presque par la beauté de la ville.

Du pont Scalzi, première impression de Venise, dimanche 13 septembre 2015.
Première impression de Venise, du pont Scalzi, dimanche 13 septembre 2015.

Entre la gare et mon hôtel, situé à quinze minutes de marche dans le quartier Dorsoduro, j’ai dû prendre une trentaine de photos. Au moins. Je n’arrêtais pas de cliquer sur mon appareil comme si j’avais peur que la ville disparaisse…

Et quelle ville!

Sestieri Cannaregio
Sestieri Dorsoduro

Venise est divisée en quartiers, qu’on appelle ici « sestieri ». Comme le nom l’indique, il y en a six. Certains sont très connus, comme San Marco par exemple où sont situées la place et l’église du même nom. D’autres, beaucoup moins.

Les six quartiers – Cannaregio, Castello, San Marco, San Polo, Dorsoduro et Santa Croce – sont très distinctement disposés autour du Grand Canal qui serpente au cœur de la ville. Pendant cinq jours, j’ai arpenté chacun des quartiers, me pinçant tous les quinze mètres pour m’assurer que je ne rêvais pas…

Le Grand Canal avec, à gauche, la tour Campanile qui domine la place Saint-Marc.
Le Grand Canal avec, à gauche, la tour Campanile qui domine la place Saint-Marc.

La ville ne ressemble à aucune autre. Venise est posée sur l’eau comme une belle carte postale qui a jauni un peu au fil du temps.

En fait, les bâtiments et les églises, nous apprend-on, ont été construits sur des centaines de petits îlots dont le sol instable a été renforcé par la pose de millions de pilotis. Des résidences somptueuses, des églises, des palais ont été construits pendant les heures de gloire de la ville (du Moyen Âge à la Renaissance) et émergent, triomphants, des eaux de la mer.

La Basilique Santa Maria della Salute construite en 1630 en action de grâces pour marquer la fin de l'épidémie de peste qui avait à l'époque décimé une grande partie de la population de la ville.
La Basilique Santa Maria della Salute construite en 1630 en action de grâces pour marquer la fin de l’épidémie de peste qui avait, à l’époque, décimé une grande partie de la population de la ville.

Quelle animation sur les canaux! À longueur de journée, les vaporetti (les bus locaux), les taxis, les gondoles, les bateaux en tous genres, sillonnent les canaux et la lagune. Le spectacle est ahurissant. Sur chacun des trois ponts qui enjambent le Grand Canal – les ponts Accademia, Scalzi et Rialto – les touristes se pressent, appareils-photos à la main.

Le Pont Accademia, en arrière-plan.
Le Pont Accademia, en arrière-plan.

Derrière la carte postale cependant, les défis ne manquent pas.

Vingt-cinq millions de touristes sont attendus cette année à Venise. Trente millions l’an prochain. Devant l’afflux, l’invasion des visiteurs, de nombreux résidents et commerçants n’hésitent plus à dire : « Trop, c’est trop ».

C’est ce que m’a confirmé ce couple, propriétaire d’un petit café situé dans une rue tranquille du quartier Santa Croce. « Les touristes? On peut très bien vivre sans eux », m’a dit le mari, « les touristes ne font que deux choses ici : manger et jeter des ordures dans les rues ». Ce sentiment, s’il n’est pas partagé par tous, semble gagner du terrain.

Les mouvements d’humeur se multiplient – des deux côtés. Plusieurs visiteurs se plaignent de la double tarification en place dans la cité, un prix pour les résidents, un autre pour les touristes.

Une anecdote? Après dix jours de voyage, j’avais quelques vêtements en quête d’une bonne lessive. Mon hôtel n’offrant malheureusement pas un service de buanderie, le réceptionniste m’a conseillé d’aller voir, à deux pas, une petite blanchisserie qui pourrait me dépanner.

J’arrive au magasin avec quatre items dont deux t-shirts. Une dame m’accueille avec un grand sourire, inspecte et soupèse mon petit sac, pianote sur son tiroir-caisse, et m’annonce que mon linge sera prêt le lendemain, avant midi. Avant de repartir, je demande, par prudence, le prix du service, pour le lavage uniquement, aucun repassage n’étant requis.

Le prix? 20 euros, plus de $29, pour quatre items.

La montée des eaux, sestieri Cannaregio
La montée des eaux, sestieri Cannaregio

Venise a des défis encore bien plus grands à relever. La ville est engagée dans une course contre la montre pour essayer de freiner la montée des eaux, « acqua alta », dit-on ici, « les hautes eaux ».

Plusieurs quartiers – celui de Cannaregio en particulier, plus exposé aux éléments – sombrent peu à peu dans la lagune. Des sommes considérables ont été investies (par l’Unesco notamment) afin de ralentir ce qui semble être un phénomène inexorable. Déjà dans certains quartiers, le rez-de-chaussée des bâtiments a été condamné.

Sestieri Cannaregio
Bâtisse perdue, sestieri Cannaregio

Dans quel état sera la ville dans trente ou quarante ans?

Sestieri San Marco...
Sestieri San Marco…
Sestieri Cannaregio.
Sestieri Cannaregio.

Deux choses encore m’ont frappé à Venise.

La mendicité d’hommes sans abris venus d’Afrique. La main tendue, le visage fermé, postés aux abords des ponts ou près des stations de vaporetto, ils semblent compter sur la générosité des passants afin de poursuivre un voyage ou une route qu’eux seuls connaissent. Curieusement, ils ne semblent pas inquiétés par les caribinieri qui patrouillent la ville.

Combien parmi eux arriveront au bout du chemin?…

Autre observation, l’incroyable ballet quotidien du transport des marchandises et des bagages sur les canaux, sur les quais et dans les ruelles de la ville. Partout, des hommes, enfants du pays, parlant haut et fort, transportent avec brio, sur des bateaux ou sur des chariots, d’énormes boîtes de provisions et des caisses destinées aux commerces des différents quartiers. Ils doivent souvent gravir ou descendre des escaliers, franchir des ponts, esquiver les groupes de touristes dans les ruelles étroites. Ce sont de véritables héros.

Transport de bagages, sestieri San Polo.
Transport de bagages, sestieri San Polo.
Sestieri San Marco
Sestieri San Marco
Fondamenta Tolentini, quarier Santa Croce
Fondamenta Tolentini, quarier Santa Croce

Je pourrais encore écrire longtemps sur Venise. C’est un de mes plus beaux souvenirs de voyage, et c’est une ville où je reviendrai, absolument. Une ville sans voitures, sans motocyclettes, où les habitants se déplacent exclusivement à pied ou en bateau, une ville dont je commence à peine à percer les secrets.

Cinq jours à Venise, c’est bien peu. Il faut revenir.

« Arrivederci, Venezia! Mille Grazie! »

Florence, septembre 2015.
Florence, septembre 2015.

C’est à Florence que j’ai débuté, le 8 septembre, mon voyage en Italie. Florence où il règne une atmosphère toute particulière. L’ancienne ville de la famille des Médicis accueille, au bord de l’Arno, des étudiants du monde entier venus apprendre l’italien ou perfectionner leur maîtrise de la langue. D’autres viennent s’inspirer ici de la tradition et de l’expertise des artisans florentins dans des domaines très variés, comme la maroquinerie ou l’orfèvrerie.

Florence, quartier du marché San Ambrogio, septembre 2015
Florence, quartier du marché San Ambrogio, septembre 2015

J’ai ainsi rencontré dans mon quartier, situé près du marché San Ambrogio, une artiste de Recife au Brésil qui étudie à Florence le dessin et l’art de la confection des bijoux. Une fois rentrée au pays, elle espère ouvrir une boutique. Une autre jeune femme, inscrite à un programme de maîtrise à San Francisco, m’explique très sérieusement, entre deux bouchées de bocconcini, qu’elle étudie en Toscane, pendant plusieurs mois, la relation entre la consommation du vin et la mobilité sociale.

Salade de thon, dégustée à une table commune au marché San Ambrogio
Salade de thon, dégustée à une table commune au marché San Ambrogio de Florence

En plus de la simplicité et de la grande qualité de la gastronomie, j’ai également été conquis à Florence par le calme de certains quartiers haut perchés, reculés, où poussent encore des rangées d’oliviers…

Sur les hauteurs de Florence, quartier Monte Alle Groci, septembre 2015.
Sur les hauteurs de Florence, quartier Monte Alle Groci, septembre 2015.
Florence au petit matin, mercredi 9 septembre
Au bord de l’Arno, Florence, au petit matin, le mercredi 9 septembre. À l’arrière-plan, le Ponte Vecchio.

J’ai eu la chance de terminer mon séjour à Florence par une grande excursion d’une journée dans trois villes de la Toscane.

La Piazza del Campo, à Sienne (Siena), le samedi 12 septembre.
La Piazza del Campo, à Sienne (Siena), le samedi 12 septembre. 

1 – Sienne. C’est à la Piazza del Campo que bat le cœur de la ville, célèbre pour ses dix-sept quartiers (« contrade »), farouchement rivaux.

Deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août, se déroule ici le « Palio delle Contrade », une course effrénée de chevaux où chaque cavalier représente un des quartiers de la ville. Le vainqueur rapporte à son « contrade » gloire, honneur et fierté. L’événement est précédé d’un grand défilé où les participants déploient solennellement les couleurs et le drapeau de leur paroisse.

Drapeau de quartier à Sienne.
Drapeau de quartier à Sienne.

Une autre anecdote? Florence et Sienne ayant toujours été grandes rivales, les Florentins, encore aujourd’hui, raillent parfois les habitants de Sienne en se moquant du fait que les Siennois – à cause du « Palio » qui se déroule depuis des siècles en juillet et août – ne peuvent pas quitter la ville et prendre leurs vacances pendant l’été comme la plupart des Italiens…

2. – Pise. Passage éclair à Pise pour voir et admirer la Tour Penchée.

La Tour penchée de Pise.
La Tour penchée de Pise.

3. – San Gimignano. Une merveille, un bijou d’architecture médiévale miraculeusement préservé au cœur de la Toscane…. Visite au pas de course, malheureusement.

San Gimignano
San Gimignano

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Je suis arrivé à Rome hier après-midi – quatre heures de train depuis Venise – et je termine mercredi ce beau périple en Italie. Au programme dans les prochains jours: la visite du Vatican et de nombreuses promenades dans les quartiers de la capitale, y compris à « Trastevere ».

Si vous connaissez Rome, vos suggestions sont aussi les bienvenues.

Cela va être difficile de retrouver dans quelques jours l’architecture triste et froide de l’Amérique du Nord!

Bonne rentrée à tous!

28 degrés à Rome aujourd'hui, 21 septembre.... Ai décidé de louer un vélo dans le "centro historico"....
Vingt-huit degrés à Rome, le lundi 21 septembre. Après la visite du Vatican et du quartier Trastevere,  j’ai décidé de louer un vélo dans une petite boutique du « Centro Storico »….
... et de partir pour une longue balade le long de la piste cyclable qui longe le Tibre.... Ici près du pont Emanuelle II...
… et de partir pour une longue balade le long de la piste cyclable qui longe le Tibre… Ici près du pont Vittorio Emanuele II…
Une bonne adresse à Rome...
Une bonne adresse à Rome…

Au Pays basque

St Jean-Pied-Port, vendredi 24 juillet.
Saint-Jean-Pied-de-Port, au Pays basque.

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Quel bonheur de vivre, depuis bientôt trois semaines, au Pays basque!

Nous sommes depuis le 11 juillet installés, au pied des Pyrénées, dans une petite maison située dans le village de Saint-Jean-Pied-de-Port, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, au cœur du País Vasco.

Rue de la Citadelle, St-Jean-Pied-de-Port.
Rue de la Citadelle, Saint-Jean-Pied-de-Port.

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Tous les matins, au réveil, nous nous émerveillons de la grande beauté du lieu et de l’exceptionnelle qualité de vie dont jouissent ici les habitants. Depuis les ruelles pavées de la vieille ville, partout, des sentiers, des chemins mènent à la montagne, à des vignobles, à des paysages magnifiques!

Sentier le long de la rivière La Nive.
Chemin le long de la rivière La Nive.

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Vignes du côté d'Ispoure, village voisin de St Jean-Pied-de-Port
Vignes du côté d’Ispoure, village voisin de Saint-Jean-Pied-de-Port

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Dès sept heures du matin, à cinq minutes de marche de la maison, journaux et guides de la région sont disponibles à la maison de la presse. Quelques pas plus loin, croissants, baguettes et pains au chocolat nous attendent à la boulangerie du quartier…

La boulangerie Lebeak et,, ci-dessous, Solina, à l'œuvre derrière son comptoir...
À côté du bureau de poste, la boulangerie Lebeak et, ci-dessous, la souriante Soline, à l’œuvre, derrière son comptoir…

Solina

Sur la place du village, deux fois par semaine, le lundi et le jeudi, un grand marché accueille visiteurs et résidents autour de tables garnies de produits frais de la région: pipérade (sauce à base de poivrons et de tomates), jambon de Bayonne, piment d’Espelette, saucissons, fromages de brebis ou de chèvre…

Marché, St Jean-Pied-de Port, jeudi 23 juillet.
Marché, Saint-Jean-Pied-de Port, le jeudi 23 juillet.

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Jambon de Bayonne
Jambon de Bayonne
Table basque: vin (corsé) de Navarre, saucissons au chevreuil, à la chèvre, et aux figues...
Table basque: vin de Navarre, saucissons au chevreuil, à la chèvre, et aux figues…

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Saint-Jean-Pied-de-Port est aussi l’un des points de départ (ou de passage) des pèlerins du Chemin de St-Jacques-de-Compostelle. Tous les jours, ces pèlerins, de tout âge, venus du monde entier, convergent, sac au dos, vers les gîtes de la vieille ville en quête de repos, d’un peu de nourriture et d’un lit où passer la nuit.

Après une courte halte, ils repartent le lendemain afin d’entreprendre une des étapes les plus célèbres et les plus difficiles du Chemin de Compostelle – les 27 kilomètres qui relient, par les cols des Pyrénées, Saint Jean-Pied-de-Port à Roncevaux, en Espagne.

J’ai voulu moi aussi parcourir cette étape mythique!

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Prudent, j’ai d’abord effectué, avec Diana, une première randonnée, de reconnaissance, d’environ 15 kilomètres (aller-retour)…

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Nous sommes partis vers 9 heures, le mardi 14 juillet, jour de la Fête nationale…

Premiers kilomètres du tronçon du Chemin de St Jacques de Compostelle entre St-Jean-Pied-de-Port et Ronceveaux...
Premiers kilomètres du tronçon du Chemin de St Jacques de Compostelle entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux…

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Après avoir franchi les limites du village, le chemin monte abruptement…

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… jusqu’au refuge de Honto (480 mètres d’altitude) et celui d’Orisson (810 m) où, après deux heures de marche, nous nous sommes arrêtés pour une halte bien méritée…

Refuge d'Orisson, mardi 14 juillet, et dégustation, ci-dessous, d'un plat de boudin noir accompagné de pipérade...
Refuge d’Orisson, mardi 14 juillet, et dégustation, ci-dessous, d’un plat de boudin noir accompagné de pipérade et d’un sandwich au chorizo…

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Second départ, dimanche 26 juillet...
Second départ, le dimanche 26 juillet…

Carnet

Le repérage ayant été concluant, rassuré, et muni de mon Carnet de Pèlerin, je me suis lancé, le dimanche 26 juillet, seul cette fois, à l’assaut de cette étape légendaire du Chemin de St-Jacques de Compostelle.

Parti de Saint-Jean-Pied-de-Port un peu avant six heures, j’ai rejoint Roncevaux (Roncesvalles, en espagnol, Orreaga, en basque) à une heure de l’après-midi.

Sept heures de marche. Une journée inoubliable. Une expérience presque mystique. Et l’un des moments les plus forts que j’ai vécu.

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Une randonnée extraordinaire, que j’ai essayé de résumer, ci-dessous, en quelques photos…

Très peu de pèlerins sur la route ce dimanche 26 juillet... Ici, deux kilomètres environ après le refuge d'Orisson, et à dix kms de St-Jean-Pied-de Port...
Très peu de pèlerins sur la route ce dimanche 26 juillet… Un couple espagnol, un trio allemand, quelques marcheurs solitaires… Ci-dessus, deux kilomètres environ après le refuge d’Orisson. Ci-dessous, le Camino, autour du Km 12…

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Kilomètre 15... Au loin, un pèlerin allemand...
Kilomètre 15… Au loin, un pèlerin allemand…
Chevaux, moutons, boucs et brebis accompagnent les pèlerins le long du chemin...
Des chevaux vivent en semi liberté dans la montagne… Moutons, boucs et brebis accompagnent également les pèlerins le long du chemin…
Kilomètre 18, au-dessus de la Croix, rejoint par un jeune pèlerin Coréen...
Kilomètre 18, au-dessus de la Croix Thibault, rejoint par un jeune pèlerin Coréen…

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Sommet du col de Leopoeder (altitude 1410 mètres), point culminant du tronçon. On peut apercevoir Ronceveaux, à 5 kms, en bas de la vallée...
Kilomètre 22, sommet du col de Lepoeder (altitude 1429 mètres) point culminant du tronçon. On peut apercevoir Roncevaux, à 5 kilomètres plus bas, dans la vallée…
Arrivée à Ronceveaux... et, ci-dessous, rappel du long chemin qui reste à parcourir...
Après sept heures de marche, moment particulièrement émouvant: l’arrivée à Roncevaux, en territoire espagnol. Ci-dessous, le rappel du long chemin qui reste à parcourir pour les pèlerins qui vont jusqu’au bout…

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Après une bonne nuit de sommeil à l’Hôtel Roncesvalles, j’ai pris, lundi matin, le bus pour St-Jean-Pied-de-Port. Longueur du trajet? 45 minutes!…

(Pour ceux que cela intéresse, il existe, le long des principales étapes du Chemin, une chaîne d’auberges et d’hôtels qui offre aux pèlerins en quête de confort une halte princière dans la grande tradition des haciendas d’autrefois…)

Sur le chemin de Ronceveaux...
Sur le chemin de Roncevaux…

J’ai aussi eu la chance de vivre trois autres belles aventures pendant ce séjour au Pays basque…

La Basilique de Lourdes, et ci-dessous, les nombreux pèlerins, certains handicapés, venus prier devant la grotte de Massabielle, mercredi 15 juillet.
La Basilique de Lourdes. Ci-dessous, les nombreux pèlerins, certains handicapés, venus se recueillir devant la grotte de Massabielle, le mercredi 15 juillet.

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1. – Lourdes (Hautes-Pyrénées)

Le mercredi 15 juillet, lors d’un pèlerinage dans la ville de Lourdes un petit miracle s’est produit…. puisque le même jour (sans que je le sache) la ville accueillait… le Tour de France!!!

Un groupe de 4 échappés devance le peloton d'une quinzaine de secondes à l'entrée de la ville de Lourdes, mercredi 15 juillet
Un groupe de quatre échappés devance le peloton d’une quinzaine de secondes à l’entrée de la ville de Lourdes, le mercredi 15 juillet

Les coureurs sont passés en un éclair dans les rues du centre-ville – le défilé du peloton n’a duré environ que 50 secondes! – à 13 heures pile, quelques minutes seulement avant le départ de mon train de 13h20 pour Saint-Jean-Pied-de-Port!!

Le peloton, juste derrière, dévalant une des pentes du centre-ville...
L’arrivée du peloton, juste derrière, dévalant une des pentes du centre-ville…

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... Et c'est déjà fini!... Le Tour 2015 est passé...
… Et c’est déjà fini!… Le Tour 2015 est passé… Moins d’une minute, chrono en main…

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2. – San Sebastian (Pays basque espagnol)

Le lundi 20 juillet, court séjour à San Sébastian, au Pays basque espagnol, rejoint en train, en deux heures 30 environ, depuis St-Jean-Pied-de-Port, via les gares de Bayonne et de Hendaye. Comme tous les visiteurs, coup de foudre en découvrant l’immense plage de sable blanc au centre de la ville…

Playa de la Concha, San Sebastian, lundi 20 juillet
Playa de la Concha, San Sébastian (Donostia, en basque), lundi 20 juillet

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… et les bars de tapas de la vieille ville….

Tapas dans un bar de la vieille ville, San Sébastian, mardi 21 juillet.
Tapas dans un bar de la vieille ville, San Sébastian, mardi 21 juillet.

3. – Repas basque sous le signe de l’amitié

Le mardi 28 juillet, soirée exceptionnelle passée en compagnie des propriétaires de notre petite maison, Monsieur et Madame L.

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… qui nous ont généreusement accueilli, chez eux, avec le sourire, dans un cadre magnifique, autour d’un repas somptueux. Au menu: olives, palourdes, pâté maison, asperges blanches, poulet aux girolles, pommes de terre au beurre, fromages de la région, gâteau basque maison, le tout arrosé d’un vin blanc du pays et d’un excellent Bordeaux…

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Conversation chaleureuse et à bâtons rompus pendant toute la soirée! Merci infiniment Monsieur et Madame L. d’avoir partagé avec nous votre belle et fière culture basque! Nous n’oublierons pas ce moment mémorable! Ce fut notre plus belle soirée au Pays basque!

L'église Madeleine dans le bourg de St-Jean-le-Vieux
Le clocher de l’église dans le bourg de Saint-Jean-le-Vieux. Le village, situé sur le chemin de Compostelle, est à environ 4 kms de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Au-revoir Pays basque! Nous reviendrons!

Retour à Paris. Petit-déjeuner dans notre jardin à Belleville, en compagnie de ma soeur et de son mari, dimanche 2 août.
Retour à Paris. Petit-déjeuner dans notre jardin à Belleville, en compagnie de ma soeur et de son mari, le dimanche 2 août. Nous partons le jeudi 6 août pour Strasbourg afin d’assister, en famille, au mariage de ma nièce et de son futur époux, d’origine alsacienne…

Paris – Sorbonne

Place Saint-Michel
La place Saint-André-des-Arts, dans le 6è arrondissement de Paris, le mercredi 1er juillet 2015

Cela fait si longtemps que je rêve d’étudier à la Sorbonne, et me voilà inscrit à l’université d’été de cette vénérable institution, fondée en 1257 par Robert de Sorbon, et dirigée au 17è siècle par Richelieu.

Tous les ans, pendant quatre semaines, au mois de juillet, la Sorbonne accueille des étudiants du monde entier!

Des cycles de cours, d’une semaine chacun, regroupés par thèmes, sont proposés aux étudiants. Des visites, des conférences sont aussi offertes, les après-midis ou le soir.

Visite de la Sorbonne et de la Cour d'honneur, 2 juillet
Visite de la Sorbonne et de la Cour d’honneur, ci-dessous, le jeudi 2 juillet.

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Les cours, d’une durée de 3 heures, sont dispensés à la Maison de la Recherche, une des nombreuses annexes de l’université, située rue Serpente, à deux pas de la place Saint-Michel, au coeur du Quartier latin.

Quartier latin, 3 juillet 2015.
Le Quartier latin, le vendredi 3 juillet 2015.

En ce début de session, nous ne sommes que quatre, venus de l’Espagne, du Brésil, de l’Australie et du Canada, à être inscrits au cycle 3, « Engagements et Résistance« , un survol des différentes formes d’engagement de la fin de l’Antiquité aux révoltes populaires du 16è au 18è siècle. Le cours comprend aussi un volet sur l’engagement, au théâtre, chez les femmes et chez les intellectuels, aujourd’hui. Le sujet est passionnant.

Camarades de classe, Silvio, de Sao Paulo, et Francisco de Madrid
Camarades de classe, Silvio, de Sao Paulo, et Francisco, de Madrid.

Vu la température – le thermomètre est monté mercredi à Paris jusqu’à 39 degrés – l’ambiance, dans les classes, est décontractée; chaque professeur distille, à sa façon, son enseignement.

Certains, raides et concentrés, parlent rapidement derrière le micro sans trop se soucier si les étudiants suivent ou non leurs propos. Ils sont, heureusement, minoritaires. Les autres, souriants, avenants, prennent le temps de partager et invitent, encouragent les étudiants au dialogue et aux échanges.

Le contenu des cours est très riche, le niveau remarquable.

Merci à Nathalie Duval, Sophie Marchand et Catherine Helbert, vos cours ont été exceptionnels!

Paris, jeudi 2 juillet
Paris, le long des quais, le jeudi 2 juillet

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Cela passe vite, une semaine!

Étudiants regroupés dans le hall de la Maison de la Recherche, vendredi 3 juillet, avant la remise des
Les étudiants, regroupés dans le hall de la Maison de la Recherche, le vendredi 3 juillet, avant la remise des « diplômes »…

La première session de l’université d’été a pris fin vendredi. Autour d’une table bien garnie, chacun des étudiants a reçu un certificat attestant de sa participation au programme.

Cela a été une belle expérience, et je reviendrai!…

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D’ici là, retour à Belleville… avant de partir, le 11 juillet, pour trois semaines, au Pays basque et dans les Pyrénées…

En montant vers Belleville…

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Notre jardin à Belleville, lundi 6 juillet.
Notre jardin dans le quartier de Belleville, le lundi 6 juillet.

Dans les rues de Rangoun…

Rangoun (point rouge, « Yangon » en anglais), la ville principale de la Birmanie – rebaptisée Myanmar par les autorités militaires en 1989. En 2005, Naypyidaw est devenue la capitale administrative du pays.
Yangon, janvier 2015
Une rue dans mon quartier de Rangoun, en janvier 2015
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Une partie de l’extérieur de l’immense pagode Shwe Dagon à Rangoun. La pagode est l’un des lieux les plus saints du pays et contient, selon la légende, des reliques de Bouddha…
Tous les jours, dès l’aube, des centaines de pèlerins se pressent à l’intérieur de la pagode…

Après un voyage de plusieurs semaines au Vietnam et en Birmanie – et avant de rentrer dans quelques jours à Vancouver – longues heures de marche, début janvier, dans les rues de Rangoun…

Moment de repos, centre-ville de Yangon.
Moment de repos dans une allée du centre-ville de Rangoun
Yangon
Rangoun, janvier 2015

Lors de mes deux séjours dans la ville, à la mi-décembre et au début du mois de janvier, j’ai observé tous les matins, dans les rues de mon quartier, « Pazundaung », le même rituel…

Dès le lever du soleil, les rues du quartier, à l’est du centre-ville, se transforment… en un immense marché!

Les vendeurs, hommes et femmes de tout âge, affluent sur les trottoirs. Ils ont de grands sacs dans les mains. Certains, chargés de paquets, circulent en vélo. Sans perdre de temps, ils choisissent sur la chaussée un petit périmètre et déballent adroitement leurs marchandises. Ils s’installent. Sur des planches de carton ou des couvertures posées à même le sol, les clients trouvent de tout: téléphones portables, montres, piles, stylos, calendriers, vêtements pour enfants, bijoux de pacotille, fruits et légumes…

La ville entière semble, dès le point du jour, se donner rendez-vous dans la rue…

On lève les yeux. Autour de cuisines ambulantes, installées aux carrefours, des riverains, venus de différents quartiers, sont rassemblés. Assis en petits groupes, ils avalent en bavardant des plats épicés, odorants, qui mijotent sous de grandes bâches. Il est à peine sept heures. La ville s’éveille.

Allons donc, sans tarder, faire un tour… dans les rues de Rangoun!…

Yangon, le matin, quartier Pazundaung
Rangoun, tôt le matin, début janvier, dans les rues du quartier Pazundaung. Sur la gauche, quelques cuisines ambulantes.

Marchés de Yangon

Yangon, Anawranta Rd et 29th Street. Partout au pays, les femmes (et les enfants) s'enduisent le visage de thanakha, une pâte qui protège du soleil et éclaircit la peau...
Mahabandoola Road et 29th Street. Partout au pays, les femmes (et les enfants) s’enduisent le visage de « thanakha« , une pâte qui protège du soleil et éclaircit la peau…
Anawratha Road
Anawrahta Road, Rangoun. La ville compte près de cinq millions d’habitants. 80% de la population est de confession bouddhiste.
Ruelle au centre-ville, près du Strand
Ruelles du centre-ville, près du quartier du Strand.

Marchés de YangonÀ mesure que progresse la journée, le bruit, la chaleur et l’effervescence montent dans les ruelles de la ville… Le cri des vendeurs, appelant les clients, se fait plus pressant…

Tous les matins, des milliers d'employés, de travailleurs gagnent la capitale via la rivière Yangon...
Tous les jours, des centaines de travailleurs gagnent ou quittent la ville en empruntant une des nombreuses navettes qui dessert la rivière Rangoun…

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Fait peu connu, Rangoun est la ville d’Asie du sud-est qui compte le plus grand nombre d’édifices datant de la période coloniale…

Ancienne Cour de Justice, Yangon
Ancien bâtiment des douanes, Rangoun

Malheureusement, la plupart de ces bâtiments, construits entre 1886 et 1937, ont été négligés pendant la longue période de la dictature militaire et sont aujourd’hui, souvent, dilapidés…

Rue
Pansodan Street

Afin de réhabiliter ce patrimoine architectural, unique et fabuleux, le Yangon Heritage Trust a vu le jour en 2012.

Objectif: essayer de préserver et rénover le plus grand nombre possible de bâtiments historiques et les intégrer, de façon harmonieuse, dans le développement de la ville.

La tâche est immense et, malgré quelques promesses des autorités, loin d’être une priorité pour le gouvernement…

À partir de bureaux élégants situés dans un vieil immeuble du centre-ville, l’organisation, dirigée par le Dr. Thant Myint-U (petit-fils de U-Thant, ancien directeur général de l’ONU), propose, plusieurs fois par semaine, des visites guidées du Rangoun colonial…

Cour de Justice, Yangon
La Cour de Justice, à Rangoun
La Tour de l'ancien Secrétariat, siège du pouvoir colonial en Birmanie. C'et dans ce bâtiment qu'a été assassiné en 1947 le général Aung San, père de Aung San Suu Kyi.
La tour et le dôme du « Secrétariat », l’ancien siège du pouvoir colonial britannique en Birmanie. C’est dans ce bâtiment qu’a été assassiné, en 1947, le général Aung San (père de Aung San Suu Kyi) considéré ici comme l’un des héros et pères de la nation…
Ancienne école, Anawrahta St.
Ancienne école, Anawrahta Street

À proximité de ces bâtiments historiques, la grande majorité des habitants de Rangoun vit, malheureusement, dans une très grande pauvreté…

J’ai pu apercevoir tous les matins dans mon quartier, à l’est du centre-ville, des hommes, de confession musulmane pour la plupart, à moitié nus, partageant dans la rue de grands bidons d’eau afin de se laver… Situation dramatique pour eux et pour les milliers de miséreux et sans-abris que compte la ville…

Immeubles résidentiels typiques de Yangon...
Immeubles « résidentiels » typiques des quartiers populaires de Rangoun…
… immeubles bien souvent insalubres…
Yangon, quartier Pazundaung, janvier 2015
Petits singes près du quartier Pazundaung.. Ci-dessous, un moment de calme dans la ville…

Marché en banlieue de Rangoun

L’une des meilleures façons de découvrir les faubourgs de Rangoun est de prendre l’un des trains – the Yangon Circle Train – qui fait plusieurs fois par jour le tour de la ville et de la grande banlieue. Le trajet dure environ trois heures. Prix du billet? 500 Kyats (50 cents ou 35 centimes)

Dépaysement garanti.

Marchands sur le quai d’une gare dans la grande banlieue de Rangoun, en janvier 2015

Avant de terminer, un mot, et des images, sur les repas délicieux savourés pendant mon séjour en Birmanie.

De Rangoun à Kalaw, de Hsipaw, en territoire Shan, à Pyin Oo Lwin, plus au nord, sans oublier Mandalay, j’ai eu l’immense plaisir de goûter un peu partout au pays à des mets succulents, préparés avec soin, souvent dans une petite cuisine familiale…

Voici donc le palmarès des huit meilleurs repas dégustés pendant mon séjour en Birmanie…

 8. – Mandalay – Restaurant Thaï, angle 27th Street et 63rd Street.

Plat de poulet et légumes au curry vert, riz blanc
Plat de poulet et de légumes au curry vert, accompagné de piments et de riz.

 7. – Rangoun – Restaurant Nilar Biryani, No. 216, Anawratha Road, Pabedan Township.

Plat de riz assaisonné de légumes au curry
Plat de riz assaisonné de légumes au curry. Le prix? 1365 kyats, (Can$1.30, moins d’un euro)

6. – Pyin Oo Lwin – Restaurant Aung Padamyar, No. 44, Zay Thit Street, 28 Thumingalar

Plat de légumes au curry, accompagné de riz blanc et d'une soupe aux pois. Prix: 2500 kyats (Can$2.50)
Plat de légumes au curry, accompagné de riz et d’une soupe aux pois. 2500 kyats (Can$2.50, 1euro 60)

5. – Pyin Oo Lwin – petit déjeuner à l’hôtel Royal Park View, No. 107, Lanthaya St.

Petit déjeuner indien à l'hôtel: chapatis avec, au centre, pommes de terre épicées au curry
Petit déjeuner indien à l’hôtel: chapatis avec, au centre, pommes de terre épicées au curry.

4. – Kalaw – Everest Nepali Food Centre, Aung Chan Thart St.

Condiments de cuisine népalaise accompagnant un plat simple de riz blanc et de légumes
Condiments de cuisine népalaise accompagnant un plat simple de riz blanc et de légumes

3. – Kalaw – Restaurant de montagne, tenu par une famille népalaise

Déjeuner
Déjeuner « al fresco » dégusté lors de ma longue randonnée dans les montagnes de Kalaw. Chapatis, pommes de terre au curry et soupe népalaise à base de légumes et de gingembre. Une salade d’avocats, préparée par mon guide Mung Lan (ci-dessous), est arrivée un peu plus tard…

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2. – Kalaw – Restaurant Thu Maung, Union Hwy (NH4)

Plat de poulet et légumes accompagné de piments verts et rouges de la région. Prix: 3500 kyats, (Can$3.50)
Plat de poulet et légumes accompagné de piments verts et rouges de la région. Prix: 3500 kyats, (Can$3.50, 2 euros 25)

1. – Pyin Oo Lwin – Family Restaurant, Mandalay-Lashio Road.

Un repas mémorable! Huit différentes assiettes de condiments qui accompagnent un plat de légumes au curry. Une expérience remarquable. Le prix? 1800 kyats, Can$1.80!!!
Un repas mémorable! Sept différentes assiettes de condiments, une salade et une soupe accompagnent un plat de légumes au curry. Une expérience remarquable. Le prix? 1800 kyats, $1.80 ou 1.10 euros! Qui dit mieux?

Mon périple de huit semaines au Vietnam et en Birmanie se termine…

Je reprends ce soir, via Saïgon, l’avion pour Vancouver.

Merci à tous ceux et celles qui m’ont rejoint par courriel depuis mon départ le 17 novembre.

Prochaine destination probable en Asie? Le Népal, que je rêve de connaître maintenant, après avoir rencontré, dans les marchés et les restaurants à Kalaw, à Pyin Oo Lwin, à Hsipaw et Rangoun, tant de familles népalaises, souriantes et accueillantes…

Yangon, livraison de journaux...
Rangoun, livraison de journaux…

Un tout dernier mot.

Nous sommes ici très loin des événements qui ont secoué cette semaine la région parisienne. Mais je veux renouveler aujourd’hui (comme je l’avais écrit à mon retour du Rwanda, où la presse est muselée, baillonnée, tout comme elle l’est au Vietnam d’ailleurs, et en Birmanie) mon soutien à la liberté de parole et d’expression, partout dans le monde.

Je serai de tout coeur avec les manifestants qui défileront cet après-midi à Paris, et dans d’autres villes de France, pour défendre la liberté et dénoncer l’obscurantisme.

Retour à Dalat, au Vietnam, pour mes derniers jours de voyage avant de reprendre l’avion, à Saïgon, pour Vancouver… Ici (et ci-dessous) au village Lac Duong, à l’extérieur de Dalat, achat de souvenirs dans une boutique tenue par une famille de montagnards

Commune Lac Duong

En pays Shan…

La citadelle (ancien siège du pouvoir royal birman), à Mandalay, par où je suis brièvement passé avant de regagner le pays shan, à Hsipaw
« La citadelle », l’ancien siège du pouvoir royal birman, à Mandalay, ville où je suis brièvement passé, après mon séjour à Kalaw, avant de gagner Hsipaw, en pays Shan.

Pour tous ceux et celles qui grelottent sous la pluie ou pataugent dans la neige en ce début d’hiver, voici – avec tous mes voeux de bonne année pour 2015! – un petit voyage, en mots et en images, au pays des Shan, au nord-est de la Birmanie…

La ville de Hsipaw (soulignée en rouge), dans l’état Shan, en Birmanie
Lever du jour et travaux dans les champs, à l'extérieur de Hsipaw, en pays shan, fin décembre
Lever du jour et travaux dans les champs, à l’extérieur de Hsipaw, le lundi 29 décembre.
C'est aussi "l'hiver" en pays shan, et le brouillard, le matin, ne se lève qu'autour de 9h30 ou 10 heures...
C’est aussi « l’hiver » en décembre au pays shan. Le brouillard, le matin, ne se lève qu’autour de 9h30 ou 10 heures…
... Avant de laisser place au soleil!...
… avant de laisser la place au soleil… et aux pêcheurs sur la rivière Dokhtawady

Après mon séjour dans la petite ville de montagne de Kalaw et après cinq heures de route depuis Mandalay, j’ai décidé assez rapidement, en arrivant à Hsipaw, en territoire shan, fin décembre, de m’éloigner du centre-ville, beaucoup trop bruyant à mon gré.

J’avais envie de calme, de silence, de repos. J’ai donc choisi de loger dans un des nouveaux bungalows construits par « Mr. Charles » le long de la rivière Dokhtawady – bungalows situés à une trentaine de minutes de marche du centre de Hsipaw.

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Je n’ai pas regretté ma décision!

Riverview Lodge et balcon, au bord de la rivière, à trente minutes de marche de Hsipaw.
Chambre avec terrasse au bord de la rivière, à trente minutes de marche de Hsipaw…
Au calme, en pays Shan, que demander de plus?

Confortablement installé, j’ai pu parcourir en toute liberté, pendant six jours, et sans guide cette fois, les nombreux chemins qui sillonnent le pays shan, autour de Hsipaw…

Sentiers et villages, en pays shan, au sud de Hsipaw.
Sentiers et villages, en pays shan, au sud de Hsipaw.

J’ai aussi découvert pendant mon séjour l’excellent roman de George Orwell, « Burmese Days », publié en 1934.

L’ouvrage est inspiré de son expérience malheureuse de fonctionnaire au sein de la police militaire britannique, pendant la période coloniale. Orwell a été basé pendant cinq ans, entre 1922 et 1927, en Birmanie. Il a notamment vécu et travaillé dans la petite ville de Katha, située au nord-ouest de Hsipaw…

« Burmese Days » est un récit magnifique, cinglant, qui dénonce les moeurs déplorables et la mentalité souvent xénophobe de certains colons britanniques en poste, à ce moment-là, en Birmanie. À lire absolument, avant, pendant ou après son voyage…

« Burmese Days », de George Orwell.
Les conditions de vie dans les villages sont rudimentaires. Les maisons n'ont souvent ni électricité ni eau courante...
La région autour de Hsipaw est pauvre et les conditions de vie dans les villages, souvent rudimentaires. Les maisons n’ont généralement ni électricité ni eau courante…
Certaines maisons sont dotées d'un puits (à droite)
Certaines habitations sont dotées d’un puits… qu’on aperçoit, sur la droite

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Les villageois sont encore ici peu habitués à voir défiler les touristes, et j’ai préféré pendant mes randonnées ne pas photographier leurs visages, par pudeur, et aussi par peur de créer de mauvaises habitudes dans ces villages qui ne connaissent pas encore la gangrène du tourisme à grande échelle…

Aux alentours de Hsipaw...
Aux alentours de Hsipaw…

Partout l’accueil est chaleureux, authentique…

Combien de temps encore le restera-t-il?

Récolte de foin, Hsipaw
Récolte de foin, près de Hsipaw

Parler ou poser des questions sur « les minorités » est un sujet délicat en Birmanie.

Si certaines ethnies, comme les Shan, semblent s’accommoder tant bien que mal des autorités militaires au pouvoir, la situation est beaucoup plus tendue dans d’autres régions, comme celle où vivent les Kachin, à l’extrême nord-est du pays, près de la frontière chinoise.

Malgré un cessez-le-feu officiel, signé là-bas en 2013, des affrontements ont lieu régulièrement entre l’armée birmane et des groupes rebelles armés qui prônent une plus grande autonomie pour leur région.

Plus critique encore est le sort déplorable réservé à la population musulmane minoritaire de l’état Rakhine, les Rohingyas. Des centaines de Rohingyas ont perdu la vie en 2012 et 2013 lors d’émeutes sanglantes menées par la population bouddhiste, majoritaire.

(Voir au début de l’article précédent – Kalaw – la carte de la répartition des ethnies sur le territoire birman.)

Mr. Charles, 78 ans, est une véritable institution à Hsipaw. Ayant débuté sa carrière comme marchand de thé, il s'est reconverti, il y a 20 ans, dans l'hôtellerie, et possède aujourd'hui presque le monopole des chambres disponibles à Hsipaw...
Mr. Charles, 78 ans, est une véritable institution à Hsipaw. Reconverti, il y a 20 ans, dans l’hôtellerie, Mr Charles possède aujourd’hui le quasi-monopole des chambres d’hôtel disponibles dans la ville. Nostalgique de l’époque coloniale, Mr. Charles a été éduqué dans une école anglaise, à Pyin Oo Lwin. Les instituteurs anglais, n’arrivant pas à prononcer les noms birmans ont affublé chacun des élèves d’un prénom anglais. Il est ainsi devenu, à 10 ou 11 ans, « Mr. Charles« .
Hsipaw, rue principale. Ci-dessous, une marchande typique avec ses produits sur son vélo
Une des rues principales à Hsipaw.
Marchande, typique de la région, qui vend ses (maigres) denrées à partir de son vélo…

Tous les matins a lieu à Hsipaw un marché shan… Il faut y aller tôt… Dès huit heures, la plupart des marchands sont déjà repartis dans leurs villages… Combien de différents produits, légumes, fruits, poissons, pouvez-vous identifier sur les photos ci-dessous?

Marché shan, Hsipaw. Ci-dessous un des nombreux groupes de moines novices, des jeunes filles, qui récoltent comme tous les matins les offrandes des marchands...
Entrée du marché shan, Hsipaw.
Comme tous les matins, ce groupe de jeunes moines novices, des jeunes filles, viennent récolter l'offrande des marchands...
Comme tous les matins, ce groupe de jeunes moines, novices, des jeunes filles, viennent récolter l’offrande des marchands…

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Marché shan, Hsipaw
Au marché shan, à Hsipaw

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En quittant le marché, un autre groupe de novices entre sur les lieux...
Alors que je quitte le marché, vers 8 heures, un autre groupe de jeunes novices entre sur les lieux…

Un mot de politique avant de terminer…

Slogan affiché au centre-ville de Mandalay… Le « Tatmadaw » est le nom donné à la toute-puissante armée du pays. Le slogan ci-dessus proclame: « The Tatmadaw shall never betray the national cause »
Dans une rue de Mandalay, en janvier 2015

La plupart des Birmans rencontrés jusqu’ici ont été très critiques envers le gouvernement.

« Les choses doivent changer », disent-ils, dénonçant les privilèges dont bénéficient les membres de l’armée au pouvoir et leurs familles.

En Birmanie, en effet, un fils (ou plus rarement une fille) qui fait partie de l’armée procure à sa famille des avantages considérables: accès prioritaire au logement, aux soins de santé, à l’éducation…

Quant à Aung San Suu Kyi, curieusement, son visage est à la une de tous les journaux, et son portrait trône à la réception de la plupart des hôtels. « The Lady« , comme on l’appelle ici, jouit d’une immense popularité.

80% des Birmans, dit-on, seraient prêts à voter pour elle et son parti, le NLD (National League for Democracy) lors des élections générales qui auront lieu dans quelques mois, en novembre 2015.

Journaux à Yangon, décembre 2014
La une de journaux et de magazines à Rangoun, fin décembre 2014

Malheureusement, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, a été, il y a plusieurs années, déclarée inéligible au poste de présidente par les autorités militaires. Sa faute? Elle a épousé, en 1972, un étranger, Britannique, Michael Aris, professeur a l’université d’Oxford (décédé en 1999). Avoir eu un mari étranger lui interdit, selon la constitution birmane, l’accès à la présidence.

Combien de temps la population va-t-elle accepter ce tour de passe-passe constitutionnel? Le temps presse: Aung San Suu Kyi aura 70 ans dans quelques mois, le 19 juin.

Les élections générales en novembre seront, semble-t-il, cruciales pour l’avenir du pays.

Au pied de Mandalay Hill
Au pied de Mandalay Hill

Je pars demain pour la dernière étape de mon voyage en Birmanie, Rangoun.

Rangoun où, après un premier séjour en décembre, je m’arrêterai de nouveau quelques jours, entre le 4 et le 6 janvier, avant de prendre l’avion pour le Vietnam, et regagner Vancouver, comme prévu, le 11 janvier.

Bonne Année à tous!

Kalaw

La Birmanie, rebaptisée en 1989, Myanmar.
La Birmanie, rebaptisée Myanmar, en 1989, par les autorités militaires. Encadrée en rouge, la ville de Kalaw.
Territoires de la Birmanie.
États de la Birmanie. Plusieurs de ces régions sont encore aujourd’hui interdites aux étrangers, en particulier les provinces de l’ouest et du nord.

Six heures trente de randonnée hier dans les montagnes autour de Kalaw, en territoire shan, Kalaw où je suis arrivé lundi en provenance de Rangoun.

Femmes de la communauté Palaung rencontrées hier sur un sentier entre Kalaw et le lac Inlé

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Je m’étais promis de revenir à Kalaw lors de mon premier voyage en Birmanie, en 2002. J’étais à ce moment-là en route pour Bagan, plus à l’ouest, et je n’avais aperçu la ville que de loin.

Je suis si heureux d’être de retour!

Kalaw, tôt, mardi matin, 16 décembre
Aperçu de Kalaw, tôt mardi matin, 16 décembre, du balcon de ma chambre d’hôtel

Perchée à 1300 mètres d’altitude, Kalaw est une petite ville de montagne (« hill station »), agréable, construite pendant la période coloniale britannique comme centre de villégiature pour les fonctionnaires de Sa Majesté (Raj) basés, jadis, à Mandalay.

C’est aussi le point de départ de randonnées fabuleuses dans les collines de la région où vivent encore de nombreux peuples montagnards: les Palaung, les Pao, les Taungyo, les Danu.

En compagnie d’un guide, Mung Lan, enfant du pays, j’ai parcouru mercredi une bonne vingtaine de kilomètres sur l’un des nombreux sentiers qui relie Kalaw au lac Inlé, en territoire Shan.

Maung Lan, 30 ans, membre de la tribu Taungyo.
Mung Lan, 30 ans, membre de la communauté Taungyo.

Mung Lan vit avec sa famille dans la région du lac Inlé, situé à environ 60 kms à l’est. Tous les ans, il passe quatre mois (novembre -février) à Kalaw à travailler comme guide de randonnée.

Comme beaucoup de Birmans qui habitent loin de leurs familles, Mung Lan est, à Kalaw, hébergé gratuitement dans l’un des monastères de la ville.

En contrepartie, il prépare tous les matins le petit-déjeuner pour les moines, s’occupe de petits travaux et de l’entretien du bâtiment.

Maung Lan, vêtu, comme la plupart des Birmans, du longyi traditionnel.
Même en randonnée, Mung Lan est vêtu, comme la plupart des Birmans, du longyi traditionnel.

Quelle belle excursion! La région est magnifique, le thermomètre oscille entre vingt-cinq et trente degrés et, dans l’air, flotte l’odeur des pins…

Rencontres inattendues lors de la randonnée...
Rencontres inattendues lors de notre randonnée…
Récolte du foin...
Récolte du foin à une dizaine de kilomètres de Kalaw

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La terre est très fertile aux alentours de Kalaw et les paysans, chaque jour en cette saison, s’affairent dans les champs. Les cultures sont nombreuses : riz, thé, gingembre, pommes de terre, oignons, laitue, carottes, melons, oranges, citrons, fraises… on trouve même ici des ananas!

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Tous les cinq jours, les peuples montagnards viennent vendre leurs produits au marché de Kalaw, l’un des nombreux marchés tournants de la région…

Marché de Kalaw, lundi matin, 15 décembre
Marché de Kalaw, lundi matin, 15 décembre

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Une nouvelle randonnée vers l’une des nombreuses et magnifiques pagodes des environs est prévue pour demain… Une autre belle journée en perspective!

Pagode qui surplombe Kalaw
L’une des pagodes qui surplombe la petite ville de Kalaw
Arbres banyans, sacrés en territoire shan.
Arbres banyans, sacrés en territoire shan.

Je poursuis samedi mon voyage au nord de la Birmanie. Prochaines destinations: Mandalay (20-22 décembre) et ensuite, retour en territoire Shan, à Hsipaw (voir la carte plus haut) où je m’arrêterai pour une longue halte de six jours, entre le 23 et le 29 décembre.

Joyeux Noël à tous!

Fatigué mais heureux en compagnie de Maung Lan après notre randonnée.
Fatigué mais heureux en compagnie de Mung Lan après notre randonnée mercredi.
À l'entrée d'une pagode...
À l’entrée d’une pagode…

Dernières photos du centre-ville de Kalaw prises le samedi 20 décembre avant de partir pour Mandalay…

Au revoir, Kalaw!

Bu Tar St, Kalaw, samedi 20 décembre
Bu Tar St, Kalaw, le samedi 20 décembre

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Entre Ninh Hoa et Sa Dec

Sadec, dans le delta du Mékong, lundi matin
Sa Dec, au coeur du delta du Mékong, lundi matin.

Sadec, Delta du Mékong

Beaucoup de chemin parcouru depuis mon départ de Dalat, fin novembre…

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Beaucoup de sentiments contradictoires aussi en voyant défiler sous mes yeux, de la plage de Doc Let (près de Ninh Hoa) au delta du Mékong, un pays bien différent de celui où j’ai vécu, il y a quinze ans…

Une formidable mutation est en cours dans la région du centre et du sud du Vietnam, particulièrement le long de la côte.

Partout, on construit, on bâtit.

Le pays, irréversiblement, se transforme, se métamorphose.

Je laisse à d’autres le soin de documenter ces immenses chantiers…

Je préfère partager ici mon bonheur d’être de retour au Vietnam. Et partager aussi les nombreux moments d’émerveillement glanés depuis dix jours – loin du bruit et de l’agitation de ces grands projets qui transforment inexorablement les villes côtières du pays.

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6h30 du matin, pêcheurs sur la plage de Doc Let
Le petit village et la plage de Doc Let sont situés…
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à environ 40 kms au nord de NhaTrang…
… le village fait partie de la municipalité de Ninh Hoa…
La plage est magnifique… et, début décembre, pratiquement déserte…
Vue de ma chambre d’hôtel à Doc Let.

Comme prévu, après les émotions vécues à Dalat, je me suis livré ici chaque jour à l’une de mes activités préférées: le farniente. Repos, lectures, mise à jour de mes notes et photos de voyage, planification des prochaines étapes…. Farniente interrompu seulement par de longues promenades, le matin, le long de la plage… et par deux ou trois excusions dans les villages voisins…

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La rue principale du petit village de Ninh Thuy, situé au sud de la plage de Doc Let
Marché de Ninh Hoa, au nord de Nha Trang, le 1er décembre
Marché de Ninh Hoa, le 1er décembre. J’ai accompagné ce jour-là, par curiosité…
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… pendant un matinée, les membres du personnel de l’hôtel…
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au marché du village…

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Après cette belle semaine passée au bord de la plage, quelle déception en arrivant à Nha Trang!

Je ne reconnais plus la ville, paisible, que j’ai connue il y a quinze ans…

Nha Trang, le 5 décembre
La plage du centre-ville de Nha Trang, le 5 décembre

Malgré sa plage exceptionnelle, Nha Trang est devenue bruyante, assourdissante, presque méconnaissable, défigurée par ce qui semble être un triple fléau: une explosion de la démographie, le bruit et la pollution des motos qui circulent sans cesse au centre-ville, et l’arrivée d’un tourisme à grande échelle en provenance de la Russie.

Sur la grande plage de Nha Trang, la majorité des touristes parle russe. Plusieurs vols directs par semaine relient maintenant la Russie à l'aéroport de Nha Trang.
Sur la grande plage de Nha Trang, la majorité des touristes parle russe. Plusieurs vols par semaine relient maintenant directement la Russie à l’aéroport de Nha Trang.

Déboussolé, déçu aussi, je ne suis resté qu’une journée à Nha Trang. Le temps d’acheter mon billet de train pour Saïgon, et visiter le très beau musée, rue Tran Phu, consacré à Alexandre Yersin. (J’espère revenir un jour dans ce blog sur la vie de cet homme hors du commun…)

Alexandre Yersin, 1863-1943
Alexandre Yersin, 1863-1943

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Ravitaillement à la gare de Nha Trang

Après une courte halte à Saïgon, trois heures de route, plein sud, jusqu’à Sa Dec pour retrouver, après Dalat et Doc Let, le Vietnam que j’aime…

Sa Dec, encerclée en vert, sur la carte ci-dessus, au coeur du delta du Mékong
Le Mékong, à Sa Dec

Depuis ma dernière visite, il y a quinze ou seize ans, la vie ici semble avoir très peu changé…

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… et Sa Dec demeure ma ville préférée dans le delta du Mékong, malgré la grande précarité dans laquelle vit une partie de la population.

La rue Nguyen Due, à Sadec
La rue Nguyen Hue
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à Sa Dec, en décembre 2014

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Rue principale du marché de Sa Dec

Malgré l’animation qui règne près du marché, on est ici au calme, à l’ombre des arbres en fleurs qui longent le fleuve…

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Rue de Sa Dec

À l’écart de ses deux grandes soeurs du delta, Vinh Long, à l’est, et Can Tho, au sud, poumons économiques de la région, Sa Dec, le long du Mékong, a gardé son cachet d’ancienne petite ville coloniale… où vécu autrefois, adolescente, Marguerite Duras…

Sadec, mardi matin
Sa Dec, mardi matin

Il faut malheureusement déjà quitter Sa Dec…

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Départ demain pour Rangoun, avant de rejoindre, ensuite, Kalaw puis le pays Shan dans le nord de la Birmanie…

Sadec, lundi matin.
Sa Dec, lundi matin.