Dans les rues de Yangon…

Yangon, janvier 2015

Une rue de mon quartier de Yangon (autrefois Rangoon), la capitale de la Birmanie, en janvier 2015

Des pèlerins se pressent dans l’enceinte de la pagode Shwe Dagon à Yangon. La pagode, l’un des lieux les plus saints de la Birmanie, contient, selon la légende, des reliques de Bouddha. Ci-dessous, tôt le matin, une partie de l’extérieur de l’immense pagode…

Avant de rentrer dans quelques jours à Vancouver, longues heures de marche dans les rues de Yangon…

Moment de repos, centre-ville de Yangon.

Un moment de repos dans une allée du centre-ville de Yangon

Yangon

Yangon, janvier 2015

Lors de mes deux récents séjours dans la ville, à la mi-décembre et au début du mois de janvier, j’ai observé, tous les matins, dans les rues de mon quartier, Pazundaung, le même rituel…

Dès le lever du soleil, le quartier, près du centre-ville, se transforme… en un immense marché!

Les vendeurs se pressent sur les trottoirs. Ouvrent de grandes boites en carton et déballent soigneusement leurs marchandises.  Sur les étals, on trouve presque tout: fruits et légumes, téléphones portables, calendriers, vêtements pour enfants, montres, piles et stylos, bijoux de pacotille…

La ville entière semble, dès l’aube, se donner rendez-vous dans la rue…

Autour de cuisines ambulantes installées aux carrefours, ou à même le sol, les résidents des différents quartiers se rassemblent et partagent, assis en petits groupes, des plats épicés, odorants qui mijotent, sous de grandes bâches.

Allons donc, sans tarder, observer le jour qui se lève… et faire un tour… dans les rues de Yangon!…

Yangon, le matin, quartier Pazundaung

Yangon, 7h du matin, début janvier, dans les rues du quartier Pazundaung

Marchés de Yangon

Yangon, Anawranta Rd et 29th Street. Partout au pays, les femmes (et les enfants) s'enduisent le visage de thanakha, une pâte qui protège du soleil et éclaircit la peau...

Mahabandoola Road et 29th Street. Partout au pays, les femmes (et les enfants) s’enduisent le visage de « thanakha« , une pâte qui protège du soleil et éclaircit la peau…

Anawratha Road

Anawrahta Road, Yangon

Ruelle au centre-ville, près du Strand

Ruelles au centre-ville, près du quartier du Strand. La ville compte près de cinq millions d’habitants. 80% de la population est de confession bouddhiste.

Marchés de YangonÀ mesure que progresse la journée, le bruit, la chaleur et l’effervescence montent dans les ruelles de la ville… Le cri des vendeurs, appelant les clients, se fait plus pressant…

Tous les matins, des milliers d'employés, de travailleurs gagnent la capitale via la rivière Yangon...

Tous les jours, des centaines de travailleurs gagnent ou quittent la ville en empruntant une des nombreuses navettes qui dessert la rivière Yangon…

yangon river

Fait peu connu, Yangon est la ville d’Asie du sud-est qui compte le plus grand nombre d’édifices datant de la période coloniale…

Ancienne Cour de Justice, Yangon

Ancien bâtiment des douanes, Yangon

Malheureusement, la plupart de ces bâtiments, construits entre 1886 et 1937, ont été négligés pendant la longue période de la dictature militaire et sont aujourd’hui, souvent, dilapidés…

Rue

Pansodan Street

Afin de réhabiliter ce patrimoine architectural, unique et fabuleux, le Yangon Heritage Trust a vu le jour en 2012.

Objectif: essayer de préserver et rénover le plus grand nombre possible de bâtiments historiques et les intégrer, de façon harmonieuse, dans le développement de la ville.

La tâche est immense et, malgré quelques promesses des autorités, loin d’être une priorité pour le gouvernement…

À partir de bureaux élégants situés dans un vieil immeuble du centre-ville, l’organisation, dirigée par le Dr. Thant Myint-U (petit-fils de U-Thant, ancien directeur général de l’ONU), propose, plusieurs fois par semaine, des visites guidées du Yangon colonial…

Cour de Justice, Yangon

La Cour de Justice, à Yangon

La Tour de l'ancien Secrétariat, siège du pouvoir colonial en Birmanie. C'et dans ce bâtiment qu'a été assassiné en 1947 le général Aung San, père de Aung San Suu Kyi.

La tour et le dôme du « Secrétariat », l’ancien siège du pouvoir colonial britannique en Birmanie. C’est dans ce bâtiment qu’a été assassiné, en 1947, le général Aung San (père de Aung San Suu Kyi) considéré ici comme l’un des héros et pères de la nation…

Ancienne école, Anawrahta St.

Ancienne école, Anawrahta Street

À proximité de ces bâtiments historiques, la grande majorité des habitants de Yangon vit, malheureusement, dans une très grande pauvreté…

J’ai pu apercevoir tous les matins dans mon quartier, à l’est du centre-ville, des hommes, de confession musulmane pour la plupart, à moitié nus, partageant dans la rue de grands bidons d’eau afin de se laver… Situation dramatique pour eux et pour les milliers de miséreux et sans-abris que compte la ville…

Immeubles résidentiels typiques de Yangon...

Immeubles « résidentiels » typiques de Yangon…

… immeubles bien souvent insalubres…

Yangon, quartier Pazundaung, janvier 2015

Petits singes dans le quartier Pazundaung.. Ci-dessous, un moment de calme dans la ville…

Marché en banlieue de Yangon

Une des meilleures façons de découvrir les faubourgs de Yangon est de prendre l’un des trains – the Yangon Circle Train – qui fait plusieurs fois par jour le tour de la ville et de la grande banlieue. Le trajet dure environ trois heures. Prix du billet? 500 Kyats (50 cents ou 35 centimes)

Dépaysement garanti.

Marchands sur le quai d’une gare dans la grande banlieue de Yangon, en janvier 2015

Avant de terminer, un mot sur les repas délicieux savourés pendant mon séjour en Birmanie.

De Yangon à Kalaw, de Hsipaw à Pyin Oo Lwin, sans oublier Mandalay, j’ai eu l’immense plaisir de goûter un peu partout à des mets succulents, préparés avec soin, souvent dans une petite cuisine familiale…

Voici, avec photos, le palmarès de mes huit meilleurs repas pris pendant mon séjour en Birmanie…

# 8 – Mandalay – Restaurant Thaï, angle 27th Street et 63rd Street.

Plat de poulet et légumes au curry vert, riz blanc

Plat de poulet et légumes au curry vert et piments

# 7 – Yangon – Restaurant Nilar Biryani, No. 216, Anawratha Road, Pabedan Township.

Plat de riz assaisonné de légumes au curry

Plat de riz assaisonné de légumes au curry. Prix? 1365 kyats, (Can$1.30)

#6 – Pyin Oo Lwin – Restaurant Aung Padamyar, No. 44, Zay Thit Street, 28 Thumingalar

Plat de légumes au curry, accompagné de riz blanc et d'une soupe aux pois. Prix: 2500 kyats (Can$2.50)

Plat de légumes au curry, accompagné de riz blanc et d’une soupe aux pois. Prix: 2500 kyats (Can$2.50)

#5 – Pyin Oo Lwin – petit déjeuner à l’hôtel Royal Park View, No. 107, Lanthaya St.

Petit déjeuner indien à l'hôtel: chapatis avec, au centre, pommes de terre épicées au curry

Petit déjeuner indien à l’hôtel: chapatis avec, au centre, pommes de terre épicées au curry.

#4 – Kalaw – Everest Nepali Food Centre, Aung Chan Thart St.

Condiments de cuisine népalaise accompagnant un plat simple de riz blanc et de légumes

Condiments de cuisine népalaise accompagnant un plat simple de riz blanc et de légumes

#3 – Kalaw – Restaurant de montagne, tenu par une famille népalaise

Déjeuner

Déjeuner « al fresco » dégusté lors de ma longue randonnée dans les montagnes de Kalaw… Chapatis, pommes de terre au curry et soupe népalaise à base de légumes et de gingembre… Une salade d’avocats préparée par mon guide Mung Lan (ci-dessous) est arrivée un peu plus tard…

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#2 – Kalaw – Restaurant Thu Maung, Union Hwy (NH4)

Plat de poulet et légumes accompagné de piments verts et rouges de la région. Prix: 3500 kyats, (Can$3.50)

Plat de poulet et légumes accompagné de piments verts et rouges de la région. Prix: 3500 kyats, (Can$3.50)

#1 – Pyin Oo Lwin – Family Restaurant, Mandalay-Lashio Road.

Un repas mémorable! Huit différentes assiettes de condiments qui accompagnent un plat de légumes au curry. Une expérience remarquable. Le prix? 1800 kyats, Can$1.80!!!

Un repas mémorable! Huit différentes assiettes de condiments et une soupe qui accompagnent un plat de légumes au curry. Une expérience remarquable. Le prix? 1800 kyats, $1.80 ou 1.05 euros! Qui dit mieux?

Mon périple de huit semaines au Vietnam et en Birmanie se termine…

Je reprends ce soir, via Saïgon, l’avion pour Vancouver.

Merci à tous ceux et celles qui m’ont rejoint par courriel depuis mon départ le 17 novembre.

Prochaine destination probable en Asie? Le Népal, que je rêve de connaître maintenant, après avoir rencontré, dans les marchés et les restaurants à Kalaw, à Pyin Oo Lwin, à Hsipaw et Yangon, tant de familles népalaises, souriantes et accueillantes…

Yangon, livraison de journaux...

Yangon, livraison de journaux…

Un tout dernier mot.

Nous sommes ici très loin des événements qui ont secoué cette semaine la région parisienne. Mais je veux renouveler aujourd’hui (comme je l’avais écrit à mon retour du Rwanda, où la presse est muselée, baillonnée, tout comme elle l’est au Vietnam d’ailleurs, et en Birmanie) mon soutien à la liberté de parole et d’expression, partout dans le monde.

Je serai de tout coeur avec les manifestants qui défileront cet après-midi à Paris, et dans d’autres villes de France, pour défendre la liberté et dénoncer l’obscurantisme.

Retour à Dalat, au Vietnam, pour mes derniers jours de voyage… Ici (et ci-dessous) au village Lac Duong, à l’extérieur de Dalat, achat de souvenirs dans une boutique tenue par une famille de montagnards

Commune Lac Duong

En pays Shan…

La citadelle (ancien siège du pouvoir royal birman), à Mandalay, par où je suis brièvement passé avant de regagner le pays shan, à Hsipaw

La citadelle (ancien siège du pouvoir royal birman), à Mandalay, ville où je suis brièvement passé, après Kalaw, avant de regagner le pays shan, à Hsipaw.

Pour tous ceux et celles qui grelottent sous la pluie ou pataugent dans la neige en ce début d’hiver, voici – avec tous mes voeux de bonne année pour 2015! – un petit voyage, en images, au pays des Shan, au nord-est de la Birmanie…

La ville de Hsipaw, soulignée en rouge, dans l’état Shan

Lever du jour et travaux dans les champs, à l'extérieur de Hsipaw, en pays shan, fin décembre

Lever du jour et travaux dans les champs, à l’extérieur de Hsipaw, le lundi 29 décembre.

C'est aussi "l'hiver" en pays shan, et le brouillard, le matin, ne se lève qu'autour de 9h30 ou 10 heures...

C’est aussi « l’hiver » en pays shan, et le brouillard, le matin, ne se lève qu’autour de 9h30 ou 10 heures…

... Avant de laisser place au soleil!...

… avant de laisser la place au soleil!…

Après mon séjour à Kalaw et après cinq heures de route depuis Mandalay, j’ai décidé, en arrivant à Hsipaw, en territoire shan, fin décembre, de m’éloigner du centre-ville (trop bruyant) et de loger plutôt dans un des nouveaux bungalows construits par « Mr. Charles » (voir plus bas) le long de la rivière Dokhtawady – bungalows situés, au calme, à une trentaine de minutes de marche de la ville.

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Je n’ai pas regretté ma décision!

Riverview Lodge et balcon, au bord de la rivière, à trente minutes de marche de Hsipaw.

Riverview Lodge, chambre avec balcon, au bord de la rivière, à trente minutes de marche de Hsipaw.

2 - balcon devant la rivière

Confortablement installé, j’ai pu parcourir en toute liberté, pendant six jours, et sans guide cette fois, les nombreux chemins qui sillonnent le pays shan, autour de Hsipaw…

Sentiers et villages, en pays shan, au sud de Hsipaw.

Sentiers et villages, en pays shan, au sud de Hsipaw.

J’ai aussi découvert pendant mon séjour l’excellent roman de George Orwell, « Burmese Days », publié en 1934.

Le livre est inspiré de son expérience malheureuse de fonctionnaire au sein de la police militaire britannique, pendant la période coloniale… Orwell a été basé pendant cinq ans (1922-1927) en Birmanie… Il a notamment vécu et travaillé dans la petite ville de Katha, située au nord-ouest de Hsipaw…

« Burmese Days » est un récit magnifique (et cinglant) qui dénonce les mœurs et la mentalité xénophobe de certains colons britanniques en poste, à ce moment-là, en Birmanie. À lire absolument, avant ou pendant son voyage…

Orwell a aussi signé, en 1933, le poignant « Down and Out in Paris and London« 

Les conditions de vie dans les villages sont rudimentaires. Les maisons n'ont souvent ni électricité ni eau courante...

La région autour de Hsipaw est pauvre, et les conditions de vie dans les villages, souvent rudimentaires. Les maisons n’ont généralement ni électricité ni eau courante…

Certaines maisons sont dotées d'un puits (à droite)

Certaines habitations sont dotées d’un puits…

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Les villageois sont encore ici peu habitués à voir défiler les touristes, et j’ai préféré pendant mes randonnées ne pas photographier leurs visages, par pudeur, et aussi par peur de créer de mauvaises habitudes dans ces villages qui ne connaissent pas encore la gangrène du tourisme à grande échelle…

Aux alentours de Hsipaw...

Aux alentours de Hsipaw…

Partout l’accueil est chaleureux, authentique…

Combien de temps encore le restera-t-il?

Récolte de foin, Hsipaw

Récolte de foin, Hsipaw

Parler ou poser des questions sur « les minorités » est un sujet délicat en Birmanie.

Si certaines ethnies, comme les Shan, semblent s’accommoder tant bien que mal des autorités militaires au pouvoir, la situation est beaucoup plus tendue dans d’autres régions, comme celle où vivent les Kachin, à l’extrême nord-est du pays, près de la frontière chinoise.

Malgré un cessez-le-feu officiel, signé là-bas en 2013, des affrontements ont lieu régulièrement entre l’armée birmane et des groupes rebelles armés qui prônent une plus grande autonomie pour leur région.

Plus critique encore est le sort déplorable réservé à la population musulmane minoritaire de l’état Rakhine, les Rohingyas. Des centaines de Rohingyas ont perdu la vie en 2012 et 2013 lors d’émeutes sanglantes menées par la population bouddhiste, majoritaire.

SVP voir au début de l’article précédent – Kalaw – la carte de la répartition des ethnies sur le territoire birman.

Mr. Charles, 78 ans, est une véritable institution à Hsipaw. Ayant débuté sa carrière comme marchand de thé, il s'est reconverti, il y a 20 ans, dans l'hôtellerie, et possède aujourd'hui presque le monopole des chambres disponibles à Hsipaw...

Mr. Charles, 78 ans,véritable institution à Hsipaw. Ayant débuté sa carrière comme marchand de thé, il s’est reconverti il y a 20 ans dans l’hôtellerie et a aujourd’hui presque le monopole des chambres d’hôtel disponibles à Hsipaw. Nostalgique de l’époque coloniale, Mr. Charles a été éduqué dans une école anglaise à Pyin Oo Lwin. Les instituteurs anglais, n’arrivant pas à prononcer les noms birmans ont affublé chacun des élèves d’un prénom anglais. Il est ainsi devenu, à 10 ou 11 ans, « Mr. Charles ».

Hsipaw, rue principale. Ci-dessous, une marchande typique avec ses produits sur son vélo

La rue principale à Hsipaw.

Marchande, typique de la région, qui vend ses (maigres) denrées à partir de son vélo…

Tous les matins a lieu à Hsipaw un marché shan… Il faut y aller tôt… Dès huit heures, la plupart des marchands sont déjà repartis dans leurs villages… Combien de différents produits, légumes, fruits, poissons, pouvez-vous identifier sur les photos ci-dessous?

Marché shan, Hsipaw. Ci-dessous un des nombreux groupes de moines novices, des jeunes filles, qui récoltent comme tous les matins les offrandes des marchands...

Entrée du marché shan, Hsipaw.

Comme tous les matins, ce groupe de jeunes moines novices, des jeunes filles, viennent récolter l'offrande des marchands...

Comme tous les matins, ce groupe de jeunes moines novices, des jeunes filles, viennent récolter l’offrande des marchands…

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Marché shan, Hsipaw

Marché shan, Hsipaw

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En quittant le marché, un autre groupe de novices entre sur les lieux...

En quittant le marché, un autre groupe de novices entre sur les lieux…

Un mot de politique avant de terminer…

Slogan affiché au centre-ville de Mandalay… Le « Tatmadaw » est le nom donné à la toute-puissante armée du pays. Le slogan ci-dessus proclame: « The Tatmadaw shall never betray the national cause »

Mandalay, janvier 2015

La plupart des Birmans rencontrés jusqu’ici ont été très critiques envers le gouvernement.

« Les choses doivent changer », disent-ils, dénonçant les privilèges dont bénéficient les membres de l’armée au pouvoir et leurs familles.

En Birmanie, en effet, un fils (ou plus rarement une fille) qui fait partie de l’armée procure à sa famille des avantages considérables: accès prioritaire au logement, aux soins de santé, à l’éducation…

Quant à Aung San Suu Kyi, curieusement, son visage est à la une de tous les journaux, et son portrait trône à la réception de la plupart des hôtels. « The Lady », comme on l’appelle ici, jouit d’une immense popularité.

80% des Birmans, dit-on, seraient prêts à voter pour elle et son parti, le NLD (National League for Democracy) lors des élections générales qui auront lieu dans quelques mois, en novembre 2015.

Journaux à Yangon, décembre 2014

Journaux à Yangon, décembre 2014

Malheureusement, Aung San Suu Kyi, Prix nobel de la Paix en 1991, a été, il y a plusieurs années, déclarée inéligible au poste de présidente par les autorités militaires. Sa faute? Elle a épousé, en 1972, un étranger, Britannique, Michael Aris, professeur a l’université d’Oxford (décédé en 1999). Avoir eu un mari étranger lui interdit, selon la constitution birmane, l’accès à la présidence.

Combien de temps la population va-t-elle accepter ce tour de passe-passe constitutionnel? Le temps presse: Aung San Suu Kyi aura 70 ans dans quelques mois, le 19 juin.

Les élections générales en novembre seront, semble-t-il, cruciales pour l’avenir du pays.

Au pied de Mandalay Hill

Au pied de Mandalay Hill

Je pars demain pour la dernière étape de mon voyage en Birmanie, Yangon.

Yangon où, après un premier séjour en décembre, je m’arrêterai de nouveau quelques jours, entre le 4 et le 6 janvier, avant de prendre l’avion pour le Vietnam, et regagner Vancouver, comme prévu, le 11 janvier.

Bonne Année à tous!

Kalaw

La Birmanie, rebaptisée en 1989, Myanmar.

La Birmanie, rebaptisée Myanmar, en 1989, par les autorités militaires.

Territoires de la Birmanie.

États de la Birmanie. Plusieurs de ces régions sont encore aujourd’hui interdites aux étrangers, en particulier les provinces de l’ouest et du nord.

Six heures trente de randonnée hier dans les montagnes autour de Kalaw, en territoire shan, Kalaw où je suis arrivé lundi en provenance de Yangon.

Femmes de la communauté Palaung rencontrées hier sur un sentier entre Kalaw et le lac Inlé

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Je m’étais promis de revenir à Kalaw lors de mon premier voyage en Birmanie, en 2002. J’étais à ce moment-là en route pour Bagan, plus à l’ouest, et je n’avais aperçu la ville que de loin.

Très heureux d’être de retour!…

Kalaw, tôt, mardi matin, 16 décembre

Kalaw, tôt mardi matin, 16 décembre, du balcon de ma chambre d’hôtel

Perchée à 1300 mètres d’altitude, Kalaw est une petite station climatique (« hill station »), agréable, construite pendant l’ère coloniale britannique comme centre de villégiature pour les fonctionnaires de Sa Majesté (Raj), basés jadis à Mandalay.

C’est aussi le point de départ de randonnées fabuleuses dans les montagnes de la région où vivent encore de nombreux peuples montagnards: les Palaung, les Pao, les Taungyo, les Danu.

En compagnie d’un guide, Mung Lan, enfant du pays, j’ai parcouru mercredi une bonne vingtaine de kilomètres sur l’un des nombreux sentiers qui relie Kalaw au lac Inlé.

Maung Lan, 30 ans, membre de la tribu Taungyo.

Mung Lan, 30 ans, membre de la tribu Taungyo.

Mung Lan vit avec sa famille dans la région du lac Inlé, situé à 80 kms à l’est. Tous les ans, il passe quatre mois (novembre – janvier) à Kalaw à travailler comme guide de randonnée.

Comme beaucoup de Birmans qui habitent loin de leurs familles, Maung Lan est, à Kalaw, hébergé gratuitement dans un des monastères de la ville.

En contrepartie, il prépare tous les matins le petit-déjeuner pour les moines, et s’occupe de petits travaux et de l’entretien du bâtiment.

Maung Lan, vêtu, comme la plupart des Birmans, du longyi traditionnel.

Même en randonnée, Mung Lan est vêtu, comme la plupart des Birmans, du longyi traditionnel.

Quelle belle excursion! La région est magnifique, le thermomètre oscille entre vingt-cinq et trente degrés et, dans l’air, flotte l’odeur des pins…

Rencontres inattendues lors de la randonnée...

Rencontres inattendues lors de notre randonnée…

Récolte du foin...

Récolte du foin à une dizaine de kilomètres de Kalaw

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La terre est très fertile aux alentours de Kalaw; les paysans chaque jour s’affairent dans les champs. Les cultures sont nombreuses : riz, thé, gingembre, pommes de terre, oignons, laitue, carottes, melons, oranges, citrons, fraises… on trouve même ici des ananas!

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Tous les cinq jours, les peuples montagnards viennent vendre leurs produits au marché de Kalaw, l’un des nombreux marchés tournants de la région…

Marché de Kalaw, lundi matin, 15 décembre

Marché de Kalaw, lundi matin, 15 décembre

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Une nouvelle randonnée vers l’une des nombreuses et magnifiques pagodes des environs est prévue pour demain… Une autre belle journée en perspective!

Pagode qui surplombe Kalaw

Une des pagodes qui surplombe la petite ville de Kalaw

Arbres banyans, sacrés en territoire shan.

Arbres banyans, sacrés en territoire shan.

Je poursuis samedi mon voyage au nord de la Birmanie. Prochaines destinations: Mandalay (20-22 décembre) et ensuite, retour en territoire shan, à Hsipaw (voir la carte plus haut) où je m’arrêterai pour une longue halte de six jours, entre le 23 et le 29 décembre.

Joyeux Noël à tous!

Fatigué mais heureux en compagnie de Maung Lan après notre randonnée.

Fatigué mais heureux en compagnie de Maung Lan après notre randonnée.

À l'entrée d'une pagode...

À l’entrée d’une pagode…

Dernières photos du centre-ville de Kalaw prises le samedi 20 décembre avant de partir pour Mandalay…

Bu Tar St, Kalaw, samedi 20 décembre

Bu Tar St, Kalaw, samedi 20 décembre

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