Lettre de Jacmel

Étrange sentiment de vivre depuis une semaine dans un pays que le président américain qualifie de « pays de m… » …

Cette insulte, abjecte, qui a fait le tour du monde, et qui résonne encore, a profondément blessé le peuple haïtien. Elle arrive au moment où la nation se recueille et commémore le huitième anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010 qui a causé la mort de plus de 200 000 personnes.

Dans les conversations, les médias: l’émoi, la surprise, la colère.

Ci-dessous, quelques mots de l’éditorial du quotidien haïtien «Le Nouvelliste », daté du lundi 15 janvier.

« Donald Trump a stigmatisé tous les Haïtiens (…) Les démentis n’y feront rien. Notre réputation est affectée par les mots, le tollé et les dénégations comme peu de catastrophes ont pu le faire. Le séisme Trump est aussi puissant que celui de 2010 (…)

Chacun, suivant ses opinions, peut ne pas prendre toute la mesure du mal qui est fait à Haïti et à chaque Haïtien ces derniers jours. Il est immense. »

N’en déplaise au locataire actuel de la Maison Blanche qui, à ma connaissance, n’a jamais mis les pieds ici, Haïti, première république noire indépendante, n’est pas ce qu’il décrit.

Comme bien des pays, Haïti a des défis considérables à relever. La pauvreté. Les inégalités. La corruption. Le chômage. Une gouvernance défaillante. L’insécurité. Le manque de transparence des dirigeants. L’insalubrité.

Mais il y a aussi ici, envers et contre tout, tant de choses à célébrer!

L’histoire. La culture. La cuisine. La nature.

Le sourire, la gentillesse, le courage et la grande dignité des habitants.

Une des meilleures façons selon moi de corriger l’image d’Haïti, de combattre les préjugés haineux qui viennent de Washington ou d’ailleurs, c’est de venir dans le pays. Venir y passer quelques jours, seul, en couple ou en famille, en vacances, afin de rencontrer les Haïtiens. Apprendre à les connaître. À rire avec eux. À les aimer

Cette lettre est donc un appel.

Je vous invite à visiter cette île – complexe, envoûtante, déroutante – qu’on appelait autrefois « La Perle des Antilles ».

Dans le département du sud-est, Jacmel, fondée en 1698, est un ancien port de commerce de café et de canne à sucre. Après Port-au-Prince, Le Cap (Cap-Haïtien, au nord), Les Cayes (au sud), Gonaïves (dans l’Artibonite) et Jérémie (dans la Grande-Anse), Jacmel est une des plus importantes villes du pays.

Pour essayer de vous convaincre, voici un résumé, en images, de mes premiers jours dans le pays, à Port-au-Prince, et à Jacmel, dans le département du sud-est.

Port-au-Prince, mercredi 10 janvier. Retour chaleureux à la Guesthouse Eucalyptus qui m’accueille pour la troisième fois. Dans l’ordre habituel, Bruny, le chauffeur, Cacoune, la cuisinière et Calèbre, un des jeunes gérants de l’établissement.

La compagnie de bus La Source (Tel: (509) 4300 9525) assure plusieurs fois par jour une liaison sûre, directe et confortable entre le centre-ville de Port-au-Prince et Jacmel. Le trajet, en fourgonnette climatisée, coûte 225 gourdes ($3.50) et dure environ deux heures.

À mon arrivée à Jacmel, le jeudi 11 janvier, quelques souvenirs de Noël ornent encore les rues…

Petit Papa Noël, dis-nous, que vas-tu apporter à Haïti? Parce que…

L’excitation dans les rues de la ville est brusquement montée d’un cran, dimanche 14 janvier, avec l’ouverture officielle du Carnaval 2018…

Les premiers attroupements et défilés ont eu lieu en début d’après-midi le long de l’avenue Baranquilla qui mène à l’aéroport et aux plages…

J’ai aussi retrouvé à mon arrivée à Jacmel la merveilleuse cuisine haïtienne…

Plat de boeuf accompagné de « banane mûre », de piments rouges, de riz à pois et d’une salade

… et les rues de la vieille ville, très sûres, même le soir.

Avenue de La Liberté, Jacmel

Rue du Commerce, dans ce qui était autrefois le quartier des artisans et des commerçants de café. Jacmel a beaucoup souffert lors du séisme de 2010. Plus de 440 personnes ont perdu la vie

Première grande exploration en moto, lundi 15 janvier, en direction de Fort-Ogé et de Cap Rouge, deux villages de basse montagne situés à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Jacmel…

Sur les hauteurs de Jacmel, au centre de la carte, les petites localités de Fort-Ogé et de Cap Rouge… Plus à l’est, le village de Seguin, au coeur du parc national La Visite, où je serai à partir de dimanche…

La route pour arriver à Fort-Ogé et Cap Rouge monte inlassablement au milieu des « mornes » (montagnes en créole).

La région, réputée autrefois pour son café, est magnifique. Les plantations ont malheureusement depuis longtemps disparu, remplacées par d’autres cultures plus faciles à gérer. La plupart des paysans vivent aujourd’hui, très pauvrement, à partir de petits lopins de terre où poussent du maïs, des pommes de terre, des carottes ou des oignons. D’autres élèvent sur leurs terrains des porcs, des chèvres…

Junior, 25 ans, né à Cap Rouge, fortement recommandé par mon hôtel, sera mon chauffeur et mon guide pour la journée et pour les prochains jours. Chauffeur de moto à Jacmel depuis cinq ans, sa famille vit toujours à Cap Rouge. Sur la route, tout le monde le connaît, le salue…

Le chemin rocailleux est vite suivi d’une piste de terre rouge qui grimpe à flanc de collines…

Altitude: environ 800 mètres. Sur la gauche, on aperçoit la baie de Jacmel

… avant de déboucher sur une piste qui mène au village de Fort-Ogé…

Le panorama est grandiose. Calme absolu. Il fait frais. Au bord du puits du village, un enfant attend un ami…

Il nous aura fallu une heure en moto pour arriver jusqu’ici… L’agitation de Jacmel est bien loin!…

À ma grande surprise, un homme, sur le chemin, à proximité du puits, nous aborde. Il est enseignant.

Après quelques mots, il m’invite chaleureusement à visiter son établissement, l’école primaire publique de Fort-Ogé, située à quelques pas. J’accepte avec plaisir!

Onze élèves seulement (sur 40) dans une des classes ce matin-là. Il a beaucoup plu la veille, m’explique-t-on, et certains chemins, au nord de l’école, sont impraticables. La plupart des élèves sont ainsi restés à la maison… ou sont partis travailler avec la famille dans les champs…

La visite des classes est bientôt suivie dune rencontre impromptue avec les enseignants et la directrice de l’école. La majorité des professeurs habite Jacmel. Pour eux, deux heures de trajet quotidien, en moto, beau temps/mauvais temps, cinq jours sur sept.

Les conditions de travail sont difficiles. Il faut souvent convaincre les parents, paysans pour la plupart, d’envoyer leurs enfants à l’école.

Salaire moyen des enseignants? 13 000 gourdes par mois (environ US$210). En guise de comparaison, les enseignants avec qui je travaillais il y a cinq ans au Rwanda gagnaient, eux, environ $US50 par mois. Le coût de la vie est beaucoup plus élevé en Haïti.

Deux enseignants et un membre du personnel de l’école primaire de Fort-Ogé réunis autour de la directrice, lundi 15 janvier.

Je suis aussi venu à Fort-Ogé afin de visiter une des pages glorieuses et méconnues de l’histoire d’Haïti. Ici, au-dessus de la baie de Jacmel, en 1805, l’année qui suit l’indépendance, le gouvernement construit un des nombreux forts (plus de 20) qui doivent protéger la jeune république d’une contre-attaque toujours possible des troupes françaises – défaites, avec éclat et panache, l’année précédente…

Haïti paiera cher cette indépendance acquise en 1804.

Le Fort Ogé, construit sur l’ancienne habitation de Benjamin Ogé, un colon français. Le fort tombe en ruines et a lui aussi beaucoup souffert lors du séisme de 2010. Un projet communautaire de réhabilitation est en cours.

Anciens canons dérobés aux colons français.

Le temps s’est brusquement dégradé pendant notre visite et nous devons abréger notre explorations du fort…

Sous une pluie fine, suivie d’éclaircies puis d’un grand soleil, nous quittons Fort-Ogé en direction de Cap Rouge… avant d’amorcer la longue et sinueuse descente vers le village des Orangers et gagner ensuite  Jacmel. La journée a été fantastique! Merci Junior. Et merci Haïti!

Paysanne sur le chemin magnifique qui relie Fort-Ogé à Cap Rouge…. Ci-dessous, nous poursuivons dans un décor de rêve notre longue descente vers Jacmel… La région a un énorme potentiel touristique, notamment pour ceux qui aiment la randonnée…

Un dernier mot. J’ai eu la chance d’assister à Jacmel cette semaine à la première édition du festival Les Lumières du Sud – festival consacré au jeune cinéma antillais, africain et francophone.  Une douzaine de films étaient à l’affiche.

Plaisir immense d’assister l’après-midi à l’Alliance Française de Jacmel et au centre-ville, en soirée, à la Place Toussaint Louverture, à plusieurs projections de grande qualité.

Deux films en particulier ont retenu mon attention. De Kiskeya à Haïti mais où sont passés nos arbres? (réalisé par Mario Delatour), et Ayiti Mon Amour, tourné en partie à Jacmel, déjà récipiendaire de plusieurs prix internationaux et candidat sérieux, dit-on, au prix du meilleur film étranger aux Oscars cette année. Croisons les doigts.

Vous pouvez voir des extraits de ces deux très beaux films en cliquant sur les liens en vert ci-dessus.

Bon cinéma! Et Bravo à tous les artisans du Festival!

Deux autres plats succulents dégustés cette semaine. Ci-dessus, poisson court-bouillon et gros sel assaisonné de piments, de citron vert et de gingembre, accompagné de pommes de terre, de riz et d’une salade.

Plat de cabri (jeune brebis) servi avec des frites et une salade

 

14 réflexions sur “Lettre de Jacmel

  1. Cher Max,
    Je suis si émue par tes découvertes et tes commentaires dans ce pays plein de problèmes et plein de grâces. Je les ai enregistrés dans mes rêves et peut-être un de ces jours j’y serai. Merci de les avoir partagés avec moi. Je pense beaucoup à ces enfants.

  2. Félicitations Monsieur Max d’avoir accepté d’affronter toutes les mauvaises publicités des médias pour venir en Haiti vous-même pour vivre la vraie Haiti. Ici, on est accueillant, aimable, et malgré les faibles moyens que nous avons, on partage avec les autres. On croit en un avenir meilleur et on lutte jour et nuit pour voir arriver ce jour. Nos montagnes sont uniques, nos cuisines, notre vaudoo, nos frères et soeurs sont toujours ouverts à vivre avec les autres. Ceux qui affrontent leur peur et viennent ici témoignent toujours de notre hospitalité. Un organisme canadien, Psychoed, emmène une vingtaine d’étudiants canadiens et de spécialistes canadiens en Haïti chaque année pour vivre l’expérience d’une Haïti authentique. Comme tous les pays du monde, on a des problèmes. Notre force est que nous croyons qu’un jour viendra où  » nous « , les Haïtiens, supportés par ceux qui ont un coeur ouvert, nous trouverons la vraie formule pour sortir Haïti de ses difficultés.
    Ce jour-là, le monde témoignera de notre succès. Nous avons toujours été uniques, nous le sommes et nous le serons toujours. Nous sommes l’un des rares pays du monde où 80% de la population est pauvre et vit avec moins de $2 par jour, et nous vivons comme si tout allait bien. Nos sourires sont toujours prêts à sortir. On est toujours prêt à aider. Si vous voulez tester la gentillesse des Haïtiens, laissez votre lacet traîner par terre et marchez dans la rue. Au bout de 5 mns vous compterez combien d’Haitiens vont vous faire voir que vous devez arranger vos lacets pour éviter de tomber. Malgré tant de mauvaise publicité sur Haiti, je peux témoigner que je ne connais qu’un Haïtien sur 100 qui possède une arme à feu. Je n’ai jamais vu quelqu’un tuer quelqu’un d’autre. Je ne dit pas que cela ne se fait pas, mais c’est très rare surtout dans les villes de provinces d’Haïti. À Jacmel, je sais qu’il y a une station de police qui peut avoir une quarantaine de policiers en fonction pour une population de plus de 70 000 habitant. Après la station de police du centre-ville vous trouverez une autre station après 13 kms.
    La question c’est que l’un veille sur l’autre, c’est ça la vie en Haiti. Si je ne cuisine pas parce que j’ai pas d’argent, cela ne change rien car, notre sens de partage est la réponse. HAITI est loin d’etre un pays de …. comme dit le président Am… D.T.. mais plutôt un petit coin du monde qui ne cesse de surprendre le monde. Soit par ses intellectuels, ses peintres, ses artistes. Jean Jean Rousevelt, BIC, Jimy Jean Louis la star d’hollywood, René Depestre, Jean Mételus, Dany Laferière, ou par sa beauté. Si vous voulez connaître vraiment la vraie image de ce pays. Ecartez vous de vos écrans et prenez l’avion pour Haïti. Visitez n’importe où. Soit à Jacmel où vous aurez Expérience Jacmel comme entreprise de guide avec un porte-feuille rempli de tours pour vous aider à vivre une belle expérience, ou ailleurs. Pour terminer, je vous invite à écouter la chanson de Jean Jean rousevelt intitulée « Donnez le monde aux femmes » –
    (Evens Egalité, guide à Expérience Jacmel)

    • Merci beaucoup pour ce témoignage émouvant, Evens! Je suis entièrement d’accord avec toi. Les préjugés sur Haïti ont la vie dure. J’ai beaucoup aimé notre conversation dans la rue du Commerce ce matin. J’ai dans mon sac de voyage un recueil de nouvelles de René Depestre, « Éros dans un train chinois ». Bonne chance à Expérience Jacmel. Je vous souhaite beaucoup de belles excursions dans la région avec des touristes du monde entier! Merci pour ton conseil: je vais écouter cette chanson de Jean Jean Rousevelt.

  3. Bonjour Max,
    Merci de partager ton voyage, tes histoires, et tes photos.
    Notre classe a des questions pour vous:
    G.I. demande: ‘Combien de classes y avait-t-il dans l’école?
    J.S. demande: A propos des forts, combien de personnes pouvaient rester dans un fort?
    K.H. demande: Qui a fabrique des forts et avec quelles sortes de matières?
    A.C. et N.O. demandent: Quels sorts d’animaux as-tu déjà vus pendant ton voyage?
    S.S. demande: Comment est-ce que Jacmel recouvre après le tremblement de terre de 2010?
    P.S. et W.L. demandent: Jusqu’à maintenant, quel plat(s) préféres-tu?
    L.S.-C. demande: Comment tu te sens dans ton coeur après tous les endroits visités?
    I.R. demande: Est-ce que la nourriture de Vancouver te manqué?
    A.F. demande: Combien est-ce que les enfants doivent payer pour aller à l’école?
    S.C. demande: Quel pourcentage des gens de Jacmel étudient à une école ou à un college?
    H.C. demande: Quelle est la population de Jacmel depuis le tremblement de terre?
    E.F. demande: Est-ce que Jacmel a des mêmes sorts de poissons de Vancouver?

    Bonne continuation dans ton voyage et merci encore d’avoir partagé avec nous?

    • Bonjour aux voyageurs de la salle 215! Merci pour vos excellentes questions! Je vais essayer d’y répondre.
      GI: Il y a huit classes à l’école. Lorsque tout le monde est présent, l’école compte 400 élèves. Ce qui fait en moyenne 50 élèves par classe. C’est beaucoup!
      JS: Le fort peut accueillir environ 300 personnes. Plus s’il le faut.
      KH: Ce sont les Haïtiens eux-mêmes qui ont construit le fort, avec de grandes pierres et des dalles épaisses et du ciment. Cela a été difficile. Il a fallu beaucoup de courage.
      AC et NO: Jusqu’à présent, j’ai vu des vaches, des canards, des lapins, et des chèvres qui courent dans le jardin de l’hôtel, beaucoup de chiens, très peu de chats, j’ai vu un bouc, des poissons, beaucoup d’oiseaux, des ânes, des chevaux.
      SS: Les Jacméliens reconstruisent peu à peu ce qui a été détruit en janvier 2010, les maisons, les magasins, les églises. Cela prend du temps, et cela coûte cher. Les gens ici ont peu de moyens, mais ils ne se découragent pas.
      PS et WL: On me sert tous les jours des plats délicieux! Comme à Cuba, les Haïtiens n’utilisent pratiquement pas de pesticides dans leurs champs et dans les fermes. La nourriture est presque à 100% organique. Les aliments ont beaucoup de goût, les légumes, la viande. J’ai beaucoup aimé manger du poisson (de la morue) au petit-déjeuner, avec des pommes de terre. Aussi j’ai aimé manger des sardines, fraîchement pêchées de la mer!
      LS-C: Je me sens bien! Il fait beau, les Haïtiens sont gentils, je parle créole avec eux.
      IR: La nourriture de Vancouver ne me manque pas vraiment. Sauf la personne qui fait la nourriture là-bas…
      AF: L’école publique est gratuite. Les parents doivent seulement payer pour les uniformes qui sont obligatoires en Haïti.
      SC: Je ne suis pas complètement sûr, mais environ 85% des enfants vont à l’école en Haïti. Cela devrait être 100%.
      HC: Jacmel a environ 70 000 habitants. C’est une petite ville très agréable, au bord de la mer des Caraïbes.
      EF: Les poissons sont très différents ici. Il n’y a pas de saumon en Haïti, mais des petits poissons comme la sarde ou encore la morue, très populaire ici, ou les sardines.
      Merci pour toutes vos questions! Bonne année à tous! N’oubliez pas de prendre soin de votre professeur!

  4. Salut Max,
    Merci pour ton beau récit de voyage. Cela me tente vraiment de visiter Haïti un jour.
    Quant à Trump, qu’importe les paroles d’un raciste ignorant tel que lui? Il ne connaît même pas la différence entre un mensonge et la vérité, le peuple haîtien n’a pas à se fâcher pour ça.
    À bientôt, mec!

    • Merci, Ian! Je crois aussi que vous aimeriez beaucoup Haïti. Quant à Trump, malheureusement, la controverse ne faiblit pas ici… On accuse maintenant le gouvernement haïtien de rester silencieux et de ne pas répliquer aux propos injurieux du président américain… Les auditeurs appellent les radios, indignés… À dans quelques jours!

  5. Merci Max pour ce nouvel épisode de tes vagabondages. A travers ton récit, on sent que tu es heureux et que tu te sens chez toi à Haïti … cela n’a rien d’étonnant, puisque c’est un vrai retour aux sources. Ce qui transparaît à travers tes expériences, c’est l’extrême gentillesse et l’hospitalité de tous ceux qui croisent ton chemin. Cela donne effectivement envie d’aller découvrir ce pays, quoi qu’en dise ce grotesque bouffon blond qui se prend pour un génie ! Les Haïtiens et tous les autres peuples injustement insultés par DT ont bien plus de dignité que lui. Ta visite impromptue d’une école et ton échange avec ses enseignants t’a permis de les comparer avec ce que tu as vécu au Rwanda … Cela te donne peut-être envie de refaire l’expérience à Haïti ?
    Je te souhaite encore de belles rencontres et de nouvelles découvertes pour la suite de ton voyage.

    • Merci beaucoup, Annie. C’est vrai que ce quatrième voyage en Haïti est différent. Je me sens cette fois-ci comme en symbiose avec le pays. C’est difficile à expliquer. C’est vrai aussi que j’ai de plus en plus envie de revenir travailler, comme bénévole, ici, dans la région du sud ou du sud-est. On verra. Je garde les yeux et les oreilles grands ouverts. À bientôt! Amitiés à Stephen.

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