Ella

Il m’a fallu plusieurs jours avant de m’adapter au Sri Lanka.

Après le charme de la vieille ville de Fort Cochin, les plages et les grands espaces du Kerala, j’ai dû me réhabituer depuis deux semaines à la circulation automobile, au concert des klaxons, et à la forte densité de la population du Sri Lanka.

Même si Colombo n’est qu’à quarante minutes d’avion de la côte sud de l’Inde, l’ambiance est ici très différente. L’île est plus développée, plus urbaine, moderne, que l’état voisin, au nord. Les rapports quotidiens sont aussi plus formels, solennels. Les échanges, même les plus anodins, semblent suivre une étiquette, un protocole, un code dont le voyageur n’a pas toujours la clé.

Dans les gestes, les sourires, une réserve, presque partout.

Pradeepa, déjà mère de deux enfants, gère une petite buvette, près d'Ella, dimanche 1er janvier.

Pradeepa, mère de deux enfants, gère avec son mari une petite buvette, près d’Ella. Ci-dessous, une habitante de la région d’Ella, rencontrée le même jour, le 1er janvier, sur un chemin de montagne.

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D’autres diront le contraire, mais les gens semblent aussi ici plus pressés, impatients, stressés.

« C’est à cause des Fêtes », m’a dit le chauffeur de taxi qui me conduisait de l’aéroport à mon hôtel à Negombo, une petite ville de pêcheurs, située sur la côte ouest, près de l’aéroport. De nombreux voyageurs préfèrent y passer leur première nuit afin d’éviter, en arrivant, la pollution et les embouteillages de la route qui mène à Colombo.

Le petit port de Negombo, samedi 24 décembre

Le petit port de Negombo, samedi 24 décembre

Negombo, qu’on surnomme au Sri Lanka « la petite Rome » vu le nombre important d’églises dans la communauté. Et la grande proportion d’habitants convertis au catholicisme, par les portugais, lors de l’époque coloniale.

Negombo est surtout réputée pour ses deux immenses marchés de poissons, ouverts au public dès 6 heures le matin.

La plage et le marché de poissons de Negombo, samedi 24 décembre. Un thon de bonne taille, entier, se négocie ici 300 roupies, environ $3 ou

La plage et le marché de poissons de Negombo, samedi 24 décembre. Un thon de bonne taille se négocie ici 300 roupies (LKR), environ $2,50 ou 1.90 euros.

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Le 26 décembre, j’ai quitté Negombo sans trop de regrets, les oreilles bourdonnantes du bruit des pétards et des feux d’artifices allumés un peu partout dans la ville pour célébrer Noël. Et je suis parti comme prévu pour Kandy, l’ancienne capitale du pays, devenue aujourd’hui capitale culturelle, inscrite depuis 1988 au patrimoine mondial de l’Unesco.

Mes cinq haltes au Sri Lanka. Sur la côte ouest, Negombo. Au centre, dans la région montagneuse (« Hill Country »), Kandy et Ella, et au sud, Galle et Tangalla.

J’avais espéré trouver à Kandy, à 500 mètres d’altitude, l’atmosphère tranquille et détendue des « Hill Stations » (stations climatiques) que j’aime tant en Asie du Sud-Est, comme Pyin Oo Lwin, ou Kalaw en Birmanie, ou Dalat au Vietnam.

Énorme déception. Embouteillages monstres sur la route et circulation infernale en arrivant à Kandy. Les bus, les rickshaws, les voitures et les piétons se disputent chaque mètre carré des rues du centre-ville. Dès 9 heures, il fait très chaud. L’air est irrespirable. On étouffe.

Bref moment de répit dans la circulation à Kandy, devant l'hötel colonial Queens

Bref moment de répit tôt le matin dans la circulation à Kandy, devant l’hôtel colonial Queens, mardi 27 décembre.

Heureusement, j’avais réservé une chambre dans une petite villa, située à 15 minutes de marche de la ville. Où j’ai pu, pendant plusieurs jours, apprécier, au calme, l’hospitalité sri lankaise.

Kandy Cottage, une très bonne adresse (www.kandycottage.com), loin de l'agitation de la ville. L'après-midi, des petits singes viennent jouer dans le jardin...

Kandy Cottage, une très bonne adresse (www.kandycottage.com), loin de l’agitation de la ville. L’après-midi, des petits singes viennent jouer dans le jardin…

Tous les matins, de somptueux petits déjeuners m’étaient servis…

Pertit déjeuner traditionnel sri lankais. Des "hoppers", galettes de farine de riz, au beurre, accompagnées de pommes de terre et légumes assaisonnés au curry...

Petit déjeuner traditionnel sri lankais. Des « hoppers », galettes de farine de riz, au beurre, accompagnées de pommes de terre et de légumes assaisonnés au curry…

L’homme à tout faire de la maison, Thomas, m’annonça un matin qu’il partait rejoindre sa famille, à 15 kilomètres de Kandy. Sans préavis, il m’a laissé la maison, qui était maintenant sous ma protection.

Grâce à une bibliothèque bien garnie, j’en ai profité pour étudier et essayer de mieux comprendre la situation politique et linguistique du pays. J’avais été surpris de constater que, même à Kandy, beaucoup de gens dans la rue ne parlaient pas l’anglais…

Le Sri Lanka a connu entre 1983 et 2009 une guerre civile sanglante qui opposa la majorité cingalaise (bouddhiste) aux Tigres de libération tamoul qui voulaient créer un état indépendant dans le nord et l’est du pays. Il y a eu des milliers de morts et de disparus. De multiples tensions subsistent encore aujourd’hui entre les deux communautés.

Journal en langue cingalaise.

Journal en langue tamoule

Le cingalais, parlé par l’immense majorité de la population (87%), et le tamoul (25% de locuteurs) sont les deux langues officielles du pays. L’anglais, comme dans le sud de l’Inde, est une langue que seuls les plus instruits comprennent. Il est utilisé comme langue de travail par le gouvernement. Dès qu’on s’éloigne des sentiers battus, il n’est plus d’une très grande utilité…

L'un des quatre quotidiens nationaux publiés en anglais au Sri Lanka. Le cinghalais, parlé par l'immense majorité de la population, et le Tamoul, sont les deux langues officielles du pays. L'anglais, comme dan le sud de l'Inde est une langue que seuls les plus instruits comprennent. Dès qu'on s'éloigne des sentiers battus, il n'est plus d'une très grande utilité... Curieusement, on retrouve à la une des journaux, tout en haut, le prix officiel de certains produits de base, comme la noix de coco (50 roupies la pièce) ou...

Quatre quotidiens nationaux sont quand même publiés en anglais au Sri Lanka. Curieusement, on retrouve à la une de ces journaux, tout en haut, le prix officiel (qui fluctue) de certains produits de base, comme la noix de coco (60 roupies, 55cents, la pièce) ou les haricots (120 roupies, $1.10, le kilo). Même le prix des oeufs est règlementé, 12.50 roupies par œuf.

Installé dans mon cottage à Kandy, je n’allais en ville qu’une fois par jour, prendre mon déjeuner, faire rapidement quelques courses, et admirer en chemin, au bord du lac, un des lieux de pèlerinage les plus célébres du Sri Lanka, le temple de la Dent du Bouddha.

Le temple de la Dent du Bouddha,

Le temple de la Dent du Bouddha. Comme son nom l’indique, le temple abrite une relique de dent de Bouddha. C’est un des lieux les plus sacrés du pays. Tous les jours, dès 6 heures du matin, des milliers de Sri Lankais s’y rendent en pèlerinage…

Malgré le confort et l’hospitalité qui m’ont été offerts, j’ai été heureux de quitter Kandy, le 31 décembre, en train, pour Ella…..

Trois fois par jour, un train relie Kandy aux petites villes situées en altitude dans une très belle région devenue, depuis la colonisation britannique, un des principaux centres de production de thé en Asie. Il faut compter six heures de trajet entre Kandy et Ella. Le paysage est splendide. Ce voyage en train est une des principales attractions touristiques du Sri Lanka.

Il faut compter environ six heures de trajet entre Kandy et Ella. Le paysage est splendide. Ce voyage en train est une des principales attractions touristiques du Sri Lanka.

Trois fois par jour, un train relie Colombo et Kandy aux petites villes situées en altitude dans une très belle partie du pays –  the « Hill Country ». La région est magnifique. Et est vite devenue, sous l’impulsion des colons britanniques, à la fin du 19è siècle, un des principaux centres de production de thé en Asie. Le thé qui est encore aujourd’hui un des moteurs de l’économie sri lankaise.

Le voyage depuis Kandy, direction sud, vers Ella, est superbe. La voie ferrée traverse les plantations, franchit des ponts, des aqueducs. Les arrêts sont fréquents. Le train avance lentement au cœur d’une végétation luxuriante…

Gare de Galboda, samedi 31 décembre et, ci-dessous, le train vu du pont Demodara, près de la gare d’Ella…

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(Conseil pour ceux qui planifient le même voyage. Si l’on veut une place confortable, en première classe ou wagon climatisé, il vaut mieux réserver son billet à l’avance. Ils sont disponibles un mois avant la date du départ, et s’envolent en moins de vingt-quatre heures. Le trajet Colombo – Ella, en 1ère classe, coûte $12, environ 9 euros, une aubaine incroyable. Infos supplémentaires sur l’excellenseat61.com)

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Ellas Rock, Ella

Ellas Rock, vue de la chambre de mon hôtel.

Après deux semaines, j’ai pu enfin trouver à Ella l’environnement que je cherchais depuis mon arrivée au Sri Lanka! Même si la petite ville, perchée à 1040 mètres d’altitude, est maintenant devenue une des étapes obligées des voyageurs qui visitent la région des plantations, Ella a su garder (loin des commerces de la rue principale) son cachet de village de montagne, vert, accueillant et agréable. Même si les prix, pour le logement notamment, sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs.

Les randonneurs sont ici chez eux. De nombreux sentiers débutent ou se terminent près d’Ella. Pendant ma longue halte de sept jours, j’ai eu l’occasion d’en explorer plusieurs, dont les deux plus connus: Little Adam’s Peak et Ellas Rock.

La voie ferrée permet souvent l'accès aux sentiers qui mènent aux montagnes. Ci-dessous, vue d'un des sommets qui surplombent Ella, lundi 2 janvier.

La voie ferrée est souvent un des points d’accès aux sentiers qui mènent aux montagnes autour d’Ella. Ci-dessous, vue d’un des sommets qui surplombent la ville, lundi 2 janvier.

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Ma plus belle journée cependant, la plus belle de mon voyage au Sri Lanka jusqu’à présent, a débuté, très tôt, le mercredi 4 janvier…

Gare d'Ella, mercredi 4 janvier, 7h du matin.

Gare d’Ella, mercredi 4 janvier, 7h du matin.

J’étais avant 7 heures à la gare d’Ella afin de prendre le train, vers l’ouest, pour une heure environ, en direction de Haputale, une petite ville typique de la région des plantations – 3000 habitants, 1400 mètres d’altitude.

C’est à 11 kilomètres au nord de Haputale que Sir Thomas Lipton a construit, en 1890, une de ses premières plantations de thé… qui fonctionne toujours, à Dambatenne, dans un décor absolument féérique… où le brouillard, dès la mi-journée, se lève régulièrement…

La route entre Haputale et Dambatenne. mercredi 4 janvier...

La route entre Haputale et Dambatenne, mercredi 4 janvier…

En arrivant mercredi matin à la gare de Haputale, j’ai sauté dans un des bus qui assure la navette jusqu’à l’usine de Dambatenne… et je suis ensuite redescendu, lentement, à pied, jusqu’à mon point de départ – en savourant, dans le grand silence des montagnes, chaque minute de cette randonnée de 11 kilomètres. Bonheur absolu.

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Entre Haputale et Dambatenne, même atmosphère, même altitude et même climat que sur les hauts plateaux du centre du Vietnam! Le paradis! Sur le chemin, ci-dessous,

Entre Haputale et Dambatenne, même altitude, même atmosphère et même climat que sur les hauts plateaux du centre du Vietnam! Le paradis! Sur le chemin, rencontre amicale avec un agriculteur accompagné de sa fille…

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J’entame demain les douze derniers jours de mon voyage au Kerala et au Sri Lanka. Ce sont probablement ceux que j’anticipe le plus. Douze jours au soleil dans le grand sud du pays. À Galle d’abord, ancienne ville coloniale, et ensuite à Tangalle, au bord de l’océan Indien…

Malgré les aléas du voyage, la fatigue qui s’installe après les longues marches, malgré le manque de sommeil parfois (les chiens qui aboient la nuit, ou l’appel des muezzins du haut des mosquées), malgré la morsure du soleil, je suis extrêmement heureux et reconnaissant d’avoir, depuis le 30 novembre, découvert et exploré tant de nouveaux chemins!

J’espère, dans le grand sud, me réconcilier tout à fait avec le Sri Lanka…

Une des meilleures tables d'Ella, Jade Green & Tea Centre. Pour y déjeuner il faut commander son plat 90 minutes à l'avance, et revenir le déguster dans le restaurant qui es en fait le salon de la maison de famille. Ci-dessus, à gauche

Poulet au curry au restaurant Jade Green & Tea Centre, une des meilleures tables d’Ella. Pour y déjeuner, il faut commander son plat 90 minutes à l’avance, et revenir ensuite le déguster dans le restaurant qui est en fait le salon de la maison de famille. Ci-dessous, à gauche, Hemalatha, cuisinière hors-pair, et à droite, Sujatha, la gérante du restaurant. Bravo, et merci à toutes les deux!

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14 réflexions sur “Ella

  1. Je vois que tu planifies toujours aussi bien tes voyages! Heureux d’en connaître un peu plus sur Mr Lipton.
    Nous attendons le récit de ton voyage au Sud…

    • Merci, Alix! Et merci aussi pour la belle recommandation du roman de Gaël Fayet (« Petit pays ») que je termine aujourd’hui. Que de souvenirs liés à l’histoire de notre famille! Bukavu, Mobutu, le Rwanda… À bientôt.

  2. « … les hauts plateaux du centre du Vietnam! Le paradis! »
    Cher Mr. Max,
    J’ai éclaté de plaisir lorsque j’ai lu que vous comparez le Vietnam au Paradis. C’est chouette!
    Merci beaucoup pour vos carnets de voyage. Grand bonheur pour moi de les lire, les « savourer ». ( Votre français est impeccable et agréable à lire, Mr. le Professeur. )
    Respectueusement,
    Duc

    • Merci mille fois, Duc! Votre bienveillance m’honore. Je garde un excellent souvenir de mes deux années au Vietnam, je me rappelle en particulier de la gentillesse, de la sagesse de mes collègues vietnamiens, et du travail accompli avec eux auprès des étudiants. Vous n’auriez pas par hasard été étudiant à l’université de Dalat entre 1997 et 1999? Ou connaissez-vous quelqu’un qui y était à cette époque?

    • Cher Mr. Max,
      J’étais ancien étudiant à l’Université de Dalat, School of Government and Business, 1964-1968. J’ai quitté mon pays (avec beaucoup de peine et chagrin) à la fin de la guerre en 1975.
      Je vis maintenant à Lawrenceville, tout près d’Atlanta en Georgie, USA. Malheureusement, je n’ai pas la chance de revenir au Vietnam et visiter Dalat, que j’aime tant.
      J’ai lu vos carnets de voyage avec avidité pour rafraîchir mon français que j’oublie beaucoup depuis que j’ai commencé à parler « américain » pour la vie quotidienne.
      Merci mille fois, Mr. Max.
      Respectuesement,
      Duc
      (ancien du lycée Jean Jacques Rousseau, Saigon)

    • Cher Monsieur Duc,
      Je suis extrêmement touché par votre témoignage. J’espère que vous aurez la chance, un jour, de revoir votre beau pays. Étudier à l’Université de Dalat entre 1964 et 1968 a dû être une expérience fabuleuse. La campagne environnante et la ville devaient être encore plus belles qu’aujourd’hui. J’aurais vraiment aimé connaître Dalat à ce moment-là! Entendait-on parler français dans les rues? D’où venaient les professeurs en poste à l’université? Quelles langues étrangères étaient enseignées? J’ai tellement de questions! Nous pourrions-nous peut-être, si cela ne vous dérange pas, poursuivre la conversation par courriel? Bien cordialement, et avec tous mes remerciements.

  3. Cher Max,
    Miam! Merci pour les photos gastronomiques. Les repas sont énormes! As-tu eu la chance d’observer dans les cuisines pour apprendre leurs techniques? Ces chefs de cuisine doivent passer des heures à préparer leurs mélanges d’épices, non? Comment sont les marchés à la campagne? Y a-t-il des banques d’alimentation comme en Amérique du Nord? Bonne continuation!

    • Merci beaucoup, CF! C’est un grand plaisir de pouvoir déguster tous les jours la cuisine sri lankaise. Je n’ai pas vu pour l’instant de banques d’alimentation, la société ici, et en Asie en général, est structurée de façon différente. Les pauvres, en général, et les enfants toujours, peuvent s’alimenter.

  4. Bonjour Max,
    En 36 ans, le Sri Lanka a probablement beaucoup changé, il y a surtout eu depuis mon séjour en 1981, la guerre civile qui a déchiré le pays. J’ai le souvenir de Kandy, comme d’une ville provinciale, calme et agréable. En 1981, nous avions pu séjourner dans le nord-est du pays, territoire tamoul. Les tensions entre les deux communautés sont-elles encore présentes ? La guerre civile n’a pas trop laissé de traces ?

    J’ai aussi le souvenir du 10 mai 1981 à Colombo, notre joie de voir la photo de Mitterand à la une de certains journaux lorsque nous sommes sortis de notre guesthouse : la gauche au pouvoir en France c’était la fête. 36 ans plus tard, le parti socialiste ne fait plus autant rêver…

    Souvenirs, souvenirs…

    Je t’embrasse bien fort
    Viviane

    • Merci beaucoup Viviane de partager tous ces beaux souvenirs! Tu as tout à fait raison, le Sri Lanka a beaucoup changé depuis ton voyage là-bas, en 1981. Les habitants de Kandy m’ont confié que leur ville avait commencé à se métamorphoser il y a environ quinze ans. Eux non plus ne reconnaissent plus leur ville, et ils s’en désolent! Kandy est devenue bruyante, surpeuplée, très loin du village qu’eux et toi avez connu. Plusieurs guides et sites de voyage recommandent maintenant purement et simplement d’éviter la visite de Kandy.
      Pour ce qui est de la guerre civile, tu as aussi raison. J’ai ajouté à l’article (au-dessus de la 1ère photo de journal) quelques infos supplémentaires sur cet épisode tragique.
      En fait, le texte que reçoivent par courriel les abonnés au blog (une petite trentaine) est un premier jet. Dans la semaine qui suit, l’article est plusieurs fois revu, corrigé, enrichi, j’ajoute aussi parfois d’autres photos. Je conseille donc aux abonnés d’ignorer le texte du courriel et d’aller plutôt sur le site du blog.
      Quoi qu’en disent les médias ou le gouvernement, les blessures de la guerre civile sont loin d’être refermées. J’essaierai de partager la prochaine fois mes impressions là-dessus.
      Cela a dû être une belle fierté de voir en 81 la photo de « tonton » Mitterand à la une des journaux, au Sri Lanka! Le 10 mai reste aussi pour moi un beau souvenir. J’étais à Banff. Je crois que Bob Marley s’est éteint à peu près au même moment. C’était un signe.
      Bonne chance au PS pour les primaires et pour le 1er tour le 23 avril. Et bon retour aussi à vous! On aurait aimé voir plus de photos des Açores! À bientôt, et encore merci Viviane!

  5. Bonjour Max,
    Tu signes encore un nouvel article rempli d’informations historiques, culturelles et gastronomiques, auxquelles s’ajoutent tes observations et impressions personnelles … un vrai régal ! Si certaines étapes au Sri Lanka t’ont déçues, j’ai l’impression que sur le plan culinaire, tes attentes ont toujours été satisfaites. Heureusement que tu fais beaucoup de marche pour rester en forme ! J’espère que ton séjour dans le Sud sera à la hauteur de tes attentes et que tu finiras ton voyage au Sri Lanka sur une impression favorable. Prépare-toi mentalement à retrouver le froid et la grisaille de Vancouver pour éviter un grand choc à ton retour … Bonne fin de voyage, on a bien hâte de te revoir !

    • Merci beaucoup, Annie! Moi aussi j’ai bien hâte de vous revoir. Et de rejouer au squash avec Stephen, dès la semaine après mon retour (qu’il se tienne prêt!). Je suis dans la vieille ville de Galle. Derrière les remparts, la cité est complètement ouverte à l’océan. L’endroit est magnifique. Une des plus belles villes coloniales que j’ai vues.
      Malgré tout, c’est difficile d’oublier le Kerala. À bientôt. Amitiés.

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