Un weekend à Dublin

Lorsque mon neveu l’an dernier nous a gentiment invités à passer quelques jours avec lui et sa famille près de Dublin, ville où il travaille depuis quatre ans, nous avons bien sûr tout de suite accepté!

Mon neveu et son épouse étaient venus nous rendre visite à Vancouver il y a plusieurs années. C’est à notre tour ce printemps de découvrir Dublin et Malahide, la petite ville au nord de la capitale, où habite la famille.

En compagnie de mon neveu le vendredi 24 avril sur le campus de « Trinity College », la prestigieuse et la plus ancienne université irlandaise (fondée en 1592), une véritable institution à Dublin…
Le campus du collège est situé au coeur de la ville. De nombreux écrivains ont étudié ici: Jonathan Swift, Oscar Wilde, Samuel Beckett…. À quelques centaines de mètres du collège…
Grafton Street, une rue piétonne et l’une des principales artères commerçantes de la ville… qui bourdonne d’activité! Pas de fermetures de magasins ici. Au contraire. La république d’Irlande affiche depuis des années une insolente santé économique – économie dopée par les investissements étrangers, le secteur de la haute technologie et une population jeune, dynamique. Ci-dessus, quelques minutes avant d’aller déjeuner dans un pub traditionnel, sur Pearse Street.

Immense plaisir de passer à Malahide de chaleureux moments en famille…

Autour de Diana, préparation de raviolis chinois (« dumplings »), le samedi 25 avril

Avant d’aller explorer la magnifique région autour du village…

En promenade sur le chemin côtier…
… qui longe la mer d’Irlande entre Malahide et le village de Port-Marnock, au sud. Ce segment de plage, très fréquenté les beaux jours, s’appelle « the Velvet Strand » (la plage de velours) en raison de la texture exceptionnellement fine, douce et lisse de son sable. Nous avons eu droit tout le weekend à une température presqu’estivale!

Cela passe vite deux jours et demi!

Quel magnifique weekend nous avons passé! Merci infiniment à mon neveu et sa famille de nous avoir si merveilleusement accueillis, et merci pour les photos! Au revoir et merci Dublin et Malahide!

Nous avons retrouvé, dimanche après-midi, Paris et notre cher quartier des Buttes-Chaumont.

De retour à Paris, dimanche après-midi. Ci-dessus, vers 18h, place Martine Durlach, à l’angle de la rue des Fêtes et de la rue de Belleville, à la frontière du 19è et du 20è arrondissement…

Séjour de courte durée. Nous sommes en transit cette fois-ci.

Mercredi matin, Diana ira rejoindre (en train) son amie Agnès, à Lyon. De mon côté, direction Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) puis Langogne (Lozère) où je retrouverai avec plaisir Serge, le mari d’Agnès.

(Nous avons rencontré Serge et Agnès il y a trois ans, à Tubuai, une petite île située dans l’archipel des Australes, en Polynésie Française.)

Serge et moi allons parcourir ensemble, à partir du 3 mai, trois étapes sur le chemin de Stevenson. Une quarantaine de kilomètres. Nous partirons de Langogne, où je m’étais arrêté l’an dernier, et nous marcherons jusqu’à La Bastide-Puylaurent (Lozère). Voir la carte ci-dessous.

Je poursuivrai ensuite mon chemin jusqu’à Saint-Jean-du-Gard (Gard) où je devrais arriver, si tout va bien, le 16 mai.

Ci-dessus, le tracé du Gr 70. Ai parcouru l’an dernier les 70 km entre Le Puy-en-Velay et Langogne. Au programme ce printemps: Langogne – St-Jean-du-Gard, une distance d’environ 145 km. Ce trajet n’inclut pas la très (trop) longue étape (28 km) entre Le Pont-de-Montvert et Florac que j’effectuerai avec La Malle Postale. Il n’y a pratiquement aucun hébergement (sauf des refuges ou des gîtes) entre les deux villages.

En espérant que mes genoux tiennent cette fois-ci et que cette deuxième tentative soit la bonne!

Bon printemps à tous!

Notes de lecture:

Annie Ernaux, Les armoires vides – (Paris, 1974)

Le premier ouvrage, publié en 1974, d’Annie Ernaux, prix Nobel de littérature en 2022. Le récit autobiographique, fulgurant, d’une jeune femme, issue d’un milieu modeste, qui cache sa grossesse et son avortement clandestin à ses parents – propriétaires d’un café-épicerie dans un village de Normandie – tout en poursuivant ses études à la faculté de Lettres de Rouen.

C’est aussi l’histoire d’une enfant, née en 1940, brillante élève, observatrice redoutable de son milieu social, devenue adolescente puis, progressivement, transfuge de classe, grâce à des études réussies, financées par ses parents. Parents, qu’au fil des ans, elle admire (petite fille), tolère (adolescente) et méprise un peu (adulte), lorsque parvient la réussite sociale.

Au coeur du récit, dense, lapidaire, le quotidien, la solidarité, la violence (parfois) du monde ouvrier qui fréquente 7 jours sur 7, « dès 7 heures du matin », le petit commerce que tiennent dignement les parents, le père au café, la mère dans la boutique.

En filigrane, dans la lointaine Normandie, arrivent de Paris et d’ailleurs, les échos de l’actualité de la fin des années 50 et des années 60: le retour de Colombey du Général de Gaulle, la guerre d’Algérie, les livres de Sartre, de Simone de Beauvoir, les chansons de Guy Béart, de Brassens…

Un ouvrage écrit la rage au ventre, comme une grenade qu’on dégoupille.

Mohammed Aïssaoui, L’affaire de l’esclave Furcy – (Paris, 2010)

L’histoire réelle, extraordinaire d’un esclave, né à l’île Bourbon (La Réunion) qui, en octobre 1817 – 31 ans avant l’abolition de l’esclavage en France – se rend à un tribunal de Saint-Denis afin d’exiger sa liberté.

Le geste est inouï. Sans précédent. Les esclaves n’ayant à cette époque aucun droit juridique. Furcy, cependant, à la mort de sa mère, a découvert des documents qui pourraient faire de lui un homme libre.

Dans les colonies, dans les ministères à Paris, « l’affaire » de l’esclave Furcy fait des remous. Les autorités s’inquiètent. Redoutent d’autres revendications.

Débouté deux fois par les tribunaux à Saint-Denis, Furcy est manu militari exilé par son « maître« , Lory – pendant 18 ans – à l’île Maurice (l’Île de France, à l’époque). Malgré l’éloignement, l’isolement, Furcy s’obstine. ll écrit à des magistrats. Et recueille, peu à peu, l’appui de juristes éclairés, abolitionistes (Sully-Brunet, Boucher, Thureau), déterminés à faire reconnaître ses droits.

Droits qui seront validés lors d’un ultime jugement de la cour de Cassation, à Paris, le 23 décembre 1843. Après 26 ans de procédures, Furcy est déclaré homme libre. Un véritable événement. Et un récit bouleversant

Cinq ans plus tard, le 27 avril 1848, l’esclavage est officiellement aboli dans les colonies françaises.

Merci infiniment à Hélène, à La Réunion, pour cette excellente recommandation.

Affiche, rue des Envierges, 20è arr., le lundi 27 avril. Fin de mandat difficile pour Emmanuel Macron. Qui lui succédera dans 12 mois? 

Grand bonheur, lundi et mardi, en marchant à Belleville et Ménilmontant, de retrouver mes chemins préférés…

La cité Leroy, située à deux pas de la rue des Pyrénées, dans le 20è arrondissement, le mardi 28 avril et, ci-dessous…

Le passage de la Villa de l’Ermitage, dans le même secteur. La campagne, au coeur du 20è arrondissement de Paris.

 

 

 

4 réflexions sur « Un weekend à Dublin »

  1. Merci Max pour ces premiers Carnets de voyage et pour tes notes de lecture. J’attends la suite avec impatience.
    Que tu aies une très agréable  » randonnée » sur le GR70!
    À très bientôt!

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