La place Saint-André-des-Arts, dans le 6è arrondissement de Paris, le mercredi 1er juillet 2015
Cela fait si longtemps que je rêve d’étudier à la Sorbonne, et me voilà inscrit à l’université d’été de cette vénérable institution, fondée en 1257 par Robert de Sorbon, et dirigée au 17è siècle par Richelieu.
Tous les ans, pendant quatre semaines, au mois de juillet, la Sorbonne accueille des étudiants du monde entier!
Des cycles de cours, d’une semaine chacun, regroupés par thèmes, sont proposés aux étudiants. Des visites, des conférences sont aussi offertes, les après-midis ou le soir.
Visite de la Sorbonne et de la Cour d’honneur, ci-dessous, le jeudi 2 juillet.
Les cours, d’une durée de 3 heures, sont dispensés à la Maison de la Recherche, une des nombreuses annexes de l’université, située rue Serpente, à deux pas de la place Saint-Michel, au coeur du Quartier latin.
Le Quartier latin, le vendredi 3 juillet 2015.
En ce début de session, nous ne sommes que quatre, venus de l’Espagne, du Brésil, de l’Australie et du Canada, à être inscrits au cycle 3, « Engagements et Résistance« , un survol des différentes formes d’engagement de la fin de l’Antiquité aux révoltes populaires du 16è au 18è siècle. Le cours comprend aussi un volet sur l’engagement, au théâtre, chez les femmes et chez les intellectuels, aujourd’hui. Le sujet est passionnant.
Camarades de classe, Silvio, de Sao Paulo, et Francisco, de Madrid.
Vu la température – le thermomètre est monté mercredi à Paris jusqu’à 39 degrés – l’ambiance, dans les classes, est décontractée; chaque professeur distille, à sa façon, son enseignement.
Certains, raides et concentrés, parlent rapidement derrière le micro sans trop se soucier si les étudiants suivent ou non leurs propos. Ils sont, heureusement, minoritaires. Les autres, souriants, avenants, prennent le temps de partager et invitent, encouragent les étudiants au dialogue et aux échanges.
Le contenu des cours est très riche, le niveau remarquable.
Merci à Nathalie Duval, Sophie Marchand et Catherine Helbert, vos cours ont été exceptionnels!
Paris, le long des quais, le jeudi 2 juillet
Cela passe vite, une semaine!
Les étudiants, regroupés dans le hall de la Maison de la Recherche, le vendredi 3 juillet, avant la remise des « diplômes »…
La première session de l’université d’été a pris fin vendredi. Autour d’une table bien garnie, chacun des étudiants a reçu un certificat attestant de sa participation au programme.
Cela a été une belle expérience, et je reviendrai!…
D’ici là, retour à Belleville… avant de partir, le 11 juillet, pour trois semaines, au Pays basque et dans les Pyrénées…
En montant vers Belleville…
Notre jardin dans le quartier de Belleville, le lundi 6 juillet.
Rangoun (point rouge, « Yangon » en anglais), la ville principale de la Birmanie – rebaptisée Myanmar par les autorités militaires en 1989. En 2005, Naypyidaw est devenue la capitale administrative du pays.Une rue dans mon quartier de Rangoun, en janvier 2015Une partie de l’extérieur de l’immense pagode Shwe Dagon à Rangoun. La pagode est l’un des lieux les plus saints du pays et contient, selon la légende, des reliques de Bouddha…Tous les jours, dès l’aube, des centaines de pèlerins se pressent à l’intérieur de la pagode…
Après un voyage de plusieurs semaines au Vietnam et en Birmanie – et avant de rentrer dans quelques jours à Vancouver – longues heures de marche, début janvier, dans les rues de Rangoun…
Moment de repos dans une allée du centre-ville de RangounRangoun, janvier 2015
Lors de mes deux séjours dans la ville, à la mi-décembre et au début du mois de janvier, j’ai observé tous les matins, dans les rues de mon quartier, « Pazundaung », le même rituel…
Dès le lever du soleil, les rues du quartier, à l’est du centre-ville, se transforment… en un immense marché!
Les vendeurs, hommes et femmes de tout âge, affluent sur les trottoirs. Ils ont de grands sacs dans les mains. Certains, chargés de paquets, circulent en vélo. Sans perdre de temps, ils choisissent sur la chaussée un petit périmètre et déballent adroitement leurs marchandises. Ils s’installent. Sur des planches de carton ou des couvertures posées à même le sol, les clients trouvent de tout: téléphones portables, montres, piles, stylos, calendriers, vêtements pour enfants, bijoux de pacotille, fruits et légumes…
La ville entière semble, dès le point du jour, se donner rendez-vous dans la rue…
On lève les yeux. Autour de cuisines ambulantes, installées aux carrefours, des riverains, venus de différents quartiers, sont rassemblés. Assis en petits groupes, ils avalent en bavardant des plats épicés, odorants, qui mijotent sous de grandes bâches. Il est à peine sept heures. La ville s’éveille.
Allons donc, sans tarder, faire un tour… dans les rues de Rangoun!…
Rangoun, tôt le matin, début janvier, dans les rues du quartier Pazundaung. Sur la gauche, quelques cuisines ambulantes.
Mahabandoola Road et 29th Street. Partout au pays, les femmes (et les enfants) s’enduisent le visage de « thanakha« , une pâte qui protège du soleil et éclaircit la peau…Anawrahta Road, Rangoun. La ville compte près de cinq millions d’habitants. 80% de la population est de confession bouddhiste.Ruelles du centre-ville, près du quartier du Strand.
À mesure que progresse la journée, le bruit, la chaleur et l’effervescence montent dans les ruelles de la ville… Le cri des vendeurs, appelant les clients, se fait plus pressant…
Tous les jours, des centaines de travailleurs gagnent ou quittent la ville en empruntant une des nombreuses navettes qui dessert la rivière Rangoun…
Fait peu connu, Rangoun est la ville d’Asie du sud-est qui compte le plus grand nombre d’édifices datant de la période coloniale…
Ancien bâtiment des douanes, Rangoun
Malheureusement, la plupart de ces bâtiments, construits entre 1886 et 1937, ont été négligés pendant la longue période de la dictature militaire et sont aujourd’hui, souvent, dilapidés…
Pansodan Street
Afin de réhabiliter ce patrimoine architectural, unique et fabuleux, le Yangon Heritage Trust a vu le jour en 2012.
Objectif: essayer de préserver et rénover le plus grand nombre possible de bâtiments historiques et les intégrer, de façon harmonieuse, dans le développement de la ville.
La tâche est immense et, malgré quelques promesses des autorités, loin d’être une priorité pour le gouvernement…
À partir de bureaux élégants situés dans un vieil immeuble du centre-ville, l’organisation, dirigée par le Dr. Thant Myint-U (petit-fils de U-Thant, ancien directeur général de l’ONU), propose, plusieurs fois par semaine, des visites guidées du Rangoun colonial…
La Cour de Justice, à RangounLa tour et le dôme du « Secrétariat », l’ancien siège du pouvoir colonial britannique en Birmanie. C’est dans ce bâtiment qu’a été assassiné, en 1947, le général Aung San (père de Aung San Suu Kyi) considéré ici comme l’un des héros et pères de la nation…Ancienne école, Anawrahta Street
À proximité de ces bâtiments historiques, la grande majorité des habitants de Rangoun vit, malheureusement, dans une très grande pauvreté…
J’ai pu apercevoir tous les matins dans mon quartier, à l’est du centre-ville, des hommes, de confession musulmane pour la plupart, à moitié nus, partageant dans la rue de grands bidons d’eau afin de se laver… Situation dramatique pour eux et pour les milliers de miséreux et sans-abris que compte la ville…
Immeubles « résidentiels » typiques des quartiers populaires de Rangoun…… immeubles bien souvent insalubres…Petits singes près du quartier Pazundaung.. Ci-dessous, un moment de calme dans la ville…
Marché en banlieue de Rangoun
L’une des meilleures façons de découvrir les faubourgs de Rangoun est de prendre l’un des trains – the Yangon Circle Train – qui fait plusieurs fois par jour le tour de la ville et de la grande banlieue. Le trajet dure environ trois heures. Prix du billet? 500 Kyats (50 cents ou 35 centimes)
Dépaysement garanti.
Marchands sur le quai d’une gare dans la grande banlieue de Rangoun, en janvier 2015
Avant de terminer, un mot, et des images, sur les repas délicieux savourés pendant mon séjour en Birmanie.
De Rangoun àKalaw, de Hsipaw, en territoire Shan, à Pyin Oo Lwin, plus au nord, sans oublier Mandalay, j’ai eu l’immense plaisir de goûter un peu partout au pays à des mets succulents, préparés avec soin, souvent dans une petite cuisine familiale…
Voici donc le palmarès des huit meilleurs repas dégustés pendant mon séjour en Birmanie…
8. – Mandalay – Restaurant Thaï, angle 27th Street et 63rd Street.
Plat de poulet et de légumes au curry vert, accompagné de piments et de riz.
Plat de légumes au curry, accompagné de riz et d’une soupe aux pois. 2500 kyats (Can$2.50, 1euro 60)
5. – Pyin Oo Lwin – petit déjeuner à l’hôtel Royal Park View, No. 107, Lanthaya St.
Petit déjeuner indien à l’hôtel: chapatis avec, au centre, pommes de terre épicées au curry.
4. – Kalaw – Everest Nepali Food Centre, Aung Chan Thart St.
Condiments de cuisine népalaise accompagnant un plat simple de riz blanc et de légumes
3. – Kalaw – Restaurant de montagne, tenu par une famille népalaise
Déjeuner « al fresco » dégusté lors de ma longue randonnée dans les montagnes de Kalaw. Chapatis, pommes de terre au curry et soupe népalaise à base de légumes et de gingembre. Une salade d’avocats, préparée par mon guide Mung Lan (ci-dessous), est arrivée un peu plus tard…
2. – Kalaw – Restaurant Thu Maung, Union Hwy (NH4)
Plat de poulet et légumes accompagné de piments verts et rouges de la région. Prix: 3500 kyats, (Can$3.50, 2 euros 25)
1. – Pyin Oo Lwin – Family Restaurant, Mandalay-Lashio Road.
Un repas mémorable! Sept différentes assiettes de condiments, une salade et une soupe accompagnent un plat de légumes au curry. Une expérience remarquable. Le prix? 1800 kyats, $1.80 ou 1.10 euros! Qui dit mieux?
Mon périple de huit semaines au Vietnam et en Birmanie se termine…
Je reprends ce soir, via Saïgon, l’avion pour Vancouver.
Merci à tous ceux et celles qui m’ont rejoint par courriel depuis mon départ le 17 novembre.
Prochaine destination probable en Asie? LeNépal, que je rêve de connaître maintenant, après avoir rencontré, dans les marchés et les restaurants à Kalaw, à Pyin Oo Lwin, à Hsipaw et Rangoun, tant de familles népalaises, souriantes et accueillantes…
Rangoun, livraison de journaux…
Un tout dernier mot.
Nous sommes ici très loin des événements qui ont secoué cette semaine la région parisienne. Mais je veux renouveler aujourd’hui (comme je l’avais écrit à mon retour du Rwanda, où la presse est muselée, baillonnée, tout comme elle l’est au Vietnam d’ailleurs, et en Birmanie) mon soutien à la liberté de parole et d’expression, partout dans le monde.
Je serai de tout coeur avec les manifestants qui défileront cet après-midi à Paris, et dans d’autres villes de France, pour défendre la liberté et dénoncer l’obscurantisme.
Retour à Dalat, au Vietnam, pour mes derniers jours de voyage avant de reprendre l’avion, à Saïgon, pour Vancouver… Ici (et ci-dessous) au village Lac Duong, à l’extérieur de Dalat, achat de souvenirs dans une boutique tenue par une famille de montagnards
« La citadelle », l’ancien siège du pouvoir royal birman, à Mandalay, ville où je suis brièvement passé, après mon séjour à Kalaw, avant de gagner Hsipaw, en pays Shan.
Pour tous ceux et celles qui grelottent sous la pluie ou pataugent dans la neige en ce début d’hiver, voici – avec tous mes voeux de bonne année pour 2015! – un petit voyage, en mots et en images, au pays des Shan, au nord-est de la Birmanie…
La ville de Hsipaw (soulignée en rouge), dans l’état Shan, en Birmanie Lever du jour et travaux dans les champs, à l’extérieur de Hsipaw, le lundi 29 décembre.C’est aussi « l’hiver » en décembre au pays shan. Le brouillard, le matin, ne se lève qu’autour de 9h30 ou 10 heures…… avant de laisser la place au soleil… et aux pêcheurs sur la rivière Dokhtawady
Après mon séjour dans la petite ville de montagne de Kalaw et après cinq heures de route depuis Mandalay, j’ai décidé assez rapidement, en arrivant à Hsipaw, en territoire shan, fin décembre, de m’éloigner du centre-ville, beaucoup trop bruyant à mon gré.
J’avais envie de calme, de silence, de repos. J’ai donc choisi de loger dans un des nouveaux bungalows construits par « Mr.Charles » le long de la rivière Dokhtawady – bungalows situés à une trentaine de minutes de marche du centre de Hsipaw.
Je n’ai pas regretté ma décision!
Chambre avec terrasse au bord de la rivière, à trente minutes de marche de Hsipaw…Au calme, en pays Shan, que demander de plus?
Confortablement installé, j’ai pu parcourir en toute liberté, pendant six jours, et sans guide cette fois, les nombreux chemins qui sillonnent le pays shan, autour de Hsipaw…
Sentiers et villages, en pays shan, au sud de Hsipaw.
J’ai aussi découvert pendant mon séjour l’excellent roman de George Orwell, « Burmese Days », publié en 1934.
L’ouvrage est inspiré de son expérience malheureuse de fonctionnaire au sein de la police militaire britannique, pendant la période coloniale. Orwell a été basé pendant cinq ans, entre 1922 et 1927, en Birmanie. Il a notamment vécu et travaillé dans la petite ville de Katha, située au nord-ouest de Hsipaw…
« Burmese Days » est un récit magnifique, cinglant, qui dénonce les moeurs déplorables et la mentalité souvent xénophobe de certains colons britanniques en poste, à ce moment-là, en Birmanie. À lire absolument, avant, pendant ou après son voyage…
« Burmese Days », de George Orwell.La région autour de Hsipaw est pauvre et les conditions de vie dans les villages, souvent rudimentaires. Les maisons n’ont généralement ni électricité ni eau courante…Certaines habitations sont dotées d’un puits… qu’on aperçoit, sur la droite
Les villageois sont encore ici peu habitués à voir défiler les touristes, et j’ai préféré pendant mes randonnées ne pas photographier leurs visages, par pudeur, et aussi par peur de créer de mauvaises habitudes dans ces villages qui ne connaissent pas encore la gangrène du tourisme à grande échelle…
Aux alentours de Hsipaw…
Partout l’accueil est chaleureux, authentique…
Combien de temps encore le restera-t-il?
Récolte de foin, près de Hsipaw
Parler ou poser des questions sur « les minorités » est un sujet délicat en Birmanie.
Si certaines ethnies, comme les Shan, semblent s’accommoder tant bien que mal des autorités militaires au pouvoir, la situation est beaucoup plus tendue dans d’autres régions, comme celle où vivent les Kachin, à l’extrême nord-est du pays, près de la frontière chinoise.
Malgré un cessez-le-feu officiel, signé là-bas en 2013, des affrontements ont lieu régulièrement entre l’armée birmane et des groupes rebelles armés qui prônent une plus grande autonomie pour leur région.
Plus critique encore est le sort déplorable réservé à la population musulmane minoritaire de l’état Rakhine, les Rohingyas. Des centaines de Rohingyas ont perdu la vie en 2012 et 2013 lors d’émeutes sanglantes menées par la population bouddhiste, majoritaire.
(Voir au début de l’article précédent –Kalaw – la carte de la répartition des ethnies sur le territoire birman.)
Mr. Charles, 78 ans, est une véritable institution à Hsipaw. Reconverti, il y a 20 ans, dans l’hôtellerie, Mr Charles possède aujourd’hui le quasi-monopole des chambres d’hôtel disponibles dans la ville. Nostalgique de l’époque coloniale, Mr. Charles a été éduqué dans une école anglaise, à Pyin Oo Lwin. Les instituteurs anglais, n’arrivant pas à prononcer les noms birmans ont affublé chacun des élèves d’un prénom anglais. Il est ainsi devenu, à 10 ou 11 ans, « Mr. Charles« .Une des rues principales à Hsipaw.Marchande, typique de la région, qui vend ses (maigres) denrées à partir de son vélo…
Tous les matins a lieu à Hsipaw un marché shan… Il faut y aller tôt… Dès huit heures, la plupart des marchands sont déjà repartis dans leurs villages… Combien de différents produits, légumes, fruits, poissons, pouvez-vous identifier sur les photos ci-dessous?
Entrée du marché shan, Hsipaw.Comme tous les matins, ce groupe de jeunes moines, novices, des jeunes filles, viennent récolter l’offrande des marchands…
Au marché shan, à Hsipaw
Alors que je quitte le marché, vers 8 heures, un autre groupe de jeunes novices entre sur les lieux…
Un mot de politique avant de terminer…
Slogan affiché au centre-ville de Mandalay… Le « Tatmadaw » est le nom donné à la toute-puissante armée du pays. Le slogan ci-dessus proclame: « The Tatmadaw shall never betray the national cause »Dans une rue de Mandalay, en janvier 2015
La plupart des Birmans rencontrés jusqu’ici ont été très critiques envers le gouvernement.
« Les choses doivent changer », disent-ils, dénonçant les privilèges dont bénéficient les membres de l’armée au pouvoir et leurs familles.
En Birmanie, en effet, un fils (ou plus rarement une fille) qui fait partie de l’armée procure à sa famille des avantages considérables: accès prioritaire au logement, aux soins de santé, à l’éducation…
Quant à Aung San Suu Kyi, curieusement, son visage est à la une de tous les journaux, et son portrait trône à la réception de la plupart des hôtels. « The Lady« , comme on l’appelle ici, jouit d’une immense popularité.
80% des Birmans, dit-on, seraient prêts à voter pour elle et son parti, le NLD (National League for Democracy) lors des élections générales qui auront lieu dans quelques mois, en novembre 2015.
La une de journaux et de magazines à Rangoun, fin décembre 2014
Malheureusement, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix en 1991, a été, il y a plusieurs années, déclarée inéligible au poste de présidente par les autorités militaires. Sa faute? Elle a épousé, en 1972, un étranger, Britannique, Michael Aris, professeur a l’université d’Oxford (décédé en 1999). Avoir eu un mari étranger lui interdit, selon la constitution birmane, l’accès à la présidence.
Combien de temps la population va-t-elle accepter ce tour de passe-passe constitutionnel? Le temps presse: Aung San Suu Kyi aura 70 ans dans quelques mois, le 19 juin.
Les élections générales en novembre seront, semble-t-il, cruciales pour l’avenir du pays.
Au pied de Mandalay Hill
Je pars demain pour la dernière étape de mon voyage en Birmanie, Rangoun.
Rangoun où, après un premier séjour en décembre, je m’arrêterai de nouveau quelques jours, entre le 4 et le 6 janvier, avant de prendre l’avion pour le Vietnam, et regagner Vancouver, comme prévu, le 11 janvier.
La Birmanie, rebaptisée Myanmar, en 1989, par les autorités militaires. Encadrée en rouge, la ville de Kalaw.États de la Birmanie. Plusieurs de ces régions sont encore aujourd’hui interdites aux étrangers, en particulier les provinces de l’ouest et du nord.
Six heures trente de randonnée hier dans les montagnes autour de Kalaw, en territoire shan, Kalaw où je suis arrivé lundi en provenance de Rangoun.
Femmes de la communauté Palaung rencontrées hier sur un sentier entre Kalaw et le lac Inlé
Je m’étais promis de revenir à Kalaw lors de mon premier voyage en Birmanie, en 2002. J’étais à ce moment-là en route pour Bagan, plus à l’ouest, et je n’avais aperçu la ville que de loin.
Je suis si heureux d’être de retour!
Aperçu de Kalaw, tôt mardi matin, 16 décembre, du balcon de ma chambre d’hôtel
Perchée à 1300 mètres d’altitude, Kalaw est une petite ville de montagne (« hill station »), agréable, construite pendant la période coloniale britannique comme centre de villégiature pour les fonctionnaires de Sa Majesté (Raj) basés, jadis, à Mandalay.
C’est aussi le point de départ de randonnées fabuleuses dans les collines de la région où vivent encore de nombreux peuples montagnards: les Palaung, les Pao, les Taungyo, les Danu.
En compagnie d’un guide, Mung Lan, enfant du pays, j’ai parcouru mercredi une bonne vingtaine de kilomètres sur l’un des nombreux sentiers qui relie Kalaw au lac Inlé, en territoire Shan.
Mung Lan, 30 ans, membre de la communauté Taungyo.
Mung Lan vit avec sa famille dans la région du lac Inlé, situé à environ 60 kms à l’est. Tous les ans, il passe quatre mois (novembre -février) à Kalaw à travailler comme guide de randonnée.
Comme beaucoup de Birmans qui habitent loin de leurs familles, Mung Lan est, à Kalaw, hébergé gratuitement dans l’un des monastères de la ville.
En contrepartie, il prépare tous les matins le petit-déjeuner pour les moines, s’occupe de petits travaux et de l’entretien du bâtiment.
Même en randonnée, Mung Lan est vêtu, comme la plupart des Birmans, du longyi traditionnel.
Quelle belle excursion! La région est magnifique, le thermomètre oscille entre vingt-cinq et trente degrés et, dans l’air, flotte l’odeur des pins…
Rencontres inattendues lors de notre randonnée…Récolte du foin à une dizaine de kilomètres de Kalaw
La terre est très fertile aux alentours de Kalaw et les paysans, chaque jour en cette saison, s’affairent dans les champs. Les cultures sont nombreuses : riz, thé, gingembre, pommes de terre, oignons, laitue, carottes, melons, oranges, citrons, fraises… on trouve même ici des ananas!
Tous les cinq jours, les peuples montagnards viennent vendre leurs produits au marché de Kalaw, l’un des nombreux marchés tournants de la région…
Marché de Kalaw, lundi matin, 15 décembre
Une nouvelle randonnée vers l’une des nombreuses et magnifiques pagodes des environs est prévue pour demain… Une autre belle journée en perspective!
L’une des pagodes qui surplombe la petite ville de KalawArbres banyans, sacrés en territoire shan.
Je poursuis samedi mon voyage au nord de la Birmanie. Prochaines destinations: Mandalay (20-22 décembre) et ensuite, retour en territoire Shan, à Hsipaw (voir la carte plus haut) où je m’arrêterai pour une longue halte de six jours, entre le 23 et le 29 décembre.
Joyeux Noël à tous!
Fatigué mais heureux en compagnie de Mung Lan après notre randonnée mercredi.À l’entrée d’une pagode…
Dernières photos du centre-ville de Kalaw prises le samedi 20 décembre avant de partir pour Mandalay…
Beaucoup de chemin parcouru depuis mon départ de Dalat, fin novembre…
Beaucoup de sentiments contradictoires aussi en voyant défiler sous mes yeux, de la plage de Doc Let (près de Ninh Hoa) au delta du Mékong, un pays bien différent de celui où j’ai vécu, il y a quinze ans…
Une formidable mutation est en cours dans la région du centre et du sud du Vietnam, particulièrement le long de la côte.
Partout, on construit, on bâtit.
Le pays, irréversiblement, se transforme, se métamorphose.
Je laisse à d’autres le soin de documenter ces immenses chantiers…
Je préfère partager ici mon bonheur d’être de retour au Vietnam. Et partager aussi les nombreux moments d’émerveillement glanés depuis dix jours – loin du bruit et de l’agitation de ces grands projets qui transforment inexorablement les villes côtières du pays.
6h30 du matin, pêcheurs sur la plage de Doc LetLe petit village et la plage de Doc Let sont situés…à environ 40 kms au nord de NhaTrang…… le village fait partie de la municipalité de Ninh Hoa…La plage est magnifique… et, début décembre, pratiquement déserte…Vue de ma chambre d’hôtel à Doc Let.
Comme prévu, après les émotions vécues à Dalat, je me suis livré ici chaque jour à l’une de mes activités préférées: le farniente. Repos, lectures, mise à jour de mes notes et photos de voyage, planification des prochaines étapes…. Farniente interrompu seulement par de longues promenades, le matin, le long de la plage… et par deux ou trois excusions dans les villages voisins…
La rue principale du petit village de Ninh Thuy, situé au sud de la plage de Doc LetMarché de Ninh Hoa, le 1er décembre. J’ai accompagné ce jour-là, par curiosité…… pendant un matinée, les membres du personnel de l’hôtel…au marché du village…
Après cette belle semaine passée au bord de la plage, quelle déception en arrivant à Nha Trang!
Je ne reconnais plus la ville, paisible, que j’ai connue il y a quinze ans…
La plage du centre-ville de Nha Trang, le 5 décembre
Malgré sa plage exceptionnelle, Nha Trang est devenue bruyante, assourdissante, presque méconnaissable, défigurée par ce qui semble être un triple fléau: une explosion de la démographie, le bruit et la pollution des motos qui circulent sans cesse au centre-ville, et l’arrivée d’un tourisme à grande échelle en provenance de la Russie.
Sur la grande plage de Nha Trang, la majorité des touristes parle russe. Plusieurs vols par semaine relient maintenant directement la Russie à l’aéroport de Nha Trang.
Déboussolé, déçu aussi, je ne suis resté qu’une journée à Nha Trang. Le temps d’acheter mon billet de train pour Saïgon, et visiter le très beau musée, rue Tran Phu, consacré à Alexandre Yersin. (J’espère revenir un jour dans ce blog sur la vie de cet homme hors du commun…)
Alexandre Yersin, 1863-1943
Ravitaillement à la gare de Nha Trang
Après une courte halte à Saïgon, trois heures de route, plein sud, jusqu’à Sa Dec pour retrouver, après Dalat et Doc Let, le Vietnam que j’aime…
Sa Dec, encerclée en vert, sur la carte ci-dessus, au coeur du delta du MékongLe Mékong, à Sa Dec
Depuis ma dernière visite, il y a quinze ou seize ans, la vie ici semble avoir très peu changé…
… et Sa Dec demeure ma ville préférée dans le delta du Mékong, malgré la grande précarité dans laquelle vit une partie de la population.
La rue Nguyen Hueà Sa Dec, en décembre 2014
Rue principale du marché de Sa Dec
Malgré l’animation qui règne près du marché, on est ici au calme, à l’ombre des arbres en fleurs qui longent le fleuve…
Rue de Sa Dec
À l’écart de ses deux grandes soeurs du delta, Vinh Long, à l’est, et Can Tho, au sud, poumons économiques de la région, Sa Dec, le long du Mékong, a gardé son cachet d’ancienne petite ville coloniale… où vécu autrefois, adolescente, Marguerite Duras…
Sa Dec, mardi matin
Il faut malheureusement déjà quitter Sa Dec…
Départ demain pour Rangoun, avant de rejoindre, ensuite, Kalawpuisle pays Shandans le nord de la Birmanie…
Dalat, « la ville de l’éternel printemps », située sur les hauts plateaux du centre du Vietnam. Le lac Xuan Huong, baigne le cœur de la ville.
Pendant deux ans, de septembre 1997 à juin 1999, j’ai eu l’immense privilège de travailler comme professeur de français à l’université de Dalat. Cela a été une expérience inoubliable.
Une aventure incroyable aussi.
Ho Chi Minh (1890 -1969), fondateur du Parti communiste vietnamien
Le Vietnam, à ce moment-là, commençait à peine à s’ouvrir au monde extérieur. Après la fin de la guerre et de longues années d’isolement, la période du « doi-moi » (« renouveau », en vietnamien) venait de débuter, et le pays, timidement, ouvrait la porte aux étrangers.
Le drapeau vietnamien, adopté en 1975 après la victoire de l’Armée populaire du Nord-Vietnam.
Hanoï s’apprêtait à accueillir, en novembre 1997, le sommet de la francophonie…
J’avais été envoyé au Vietnam par l’Entraide universitaire mondiale du Canada. Je faisais partie d’un groupe d’une quarantaine de coopérants canadiens (juristes, enseignants, agronomes) détachés au Vietnam pour un ou deux ans dans le cadre d’un accord bilatéral financé par l’ACDI (l’Agence canadienne de développement international) destiné à appuyer le pays dans ses projets de développement.
J’étais le premier professeur de français étranger à travailler à l’université de Dalat depuis la fin de la guerre, en 1975.
Université de Dalat, année scolaire 1998-1999, entouré par un groupe d’étudiants inscrits en 3è année.
Après une semaine d’orientation à Hanoï, j’avais eu le coup de foudre en arrivant à Dalat (via Danang) au début du mois de septembre 1997.
Dalat est située sur les hauts plateaux du centre du Vietnam. La ville, réputée pour son climat agréable, ses vergers, ses fleurs, son café, est aussi appréciée par les nombreux touristes et les jeunes couples vietnamiens qui viennent y passer leur lune de miel…Vue partielle du lac Tuyèn Lâm, près de Dalat. Il y a, autour de la ville, des paysages magnifiques!Quelques-unes des nombreuses fermes situées en périphérie de Dalat. La région est l’une des plus fertiles du Vietnam. Pêches, prunes, artichauts, oignons, choux, laitue, carottes, poussent ici en abondance!
Nichée à 1500 mètres d’altitude, Dalat fut conçue dès 1905 par les autorités françaises comme un centre de villégiature pour les fonctionnaires de l’administration coloniale cherchant à fuir, avec leurs familles, la chaleur et le climat souvent insalubre de Saïgon.
Entre 1915 et 1945, des centaines de « villas » – inspirées des demeures bourgeoises françaises – sont construites dans la région de Dalat. Des hôtels de luxe font également leur apparition.
On appelait alors Dalat « le petit Paris », ou « la ville de l’éternel printemps. »
Une « villa » typique dans un quartier boisé de DalatL’hôtel Dalat Palace, construit entre 1916 et 1922
L’université de Dalat est créée par les autorités en 1957.
Mon mandat, au sein du département de français, était clair. Enrichir par des activités de communication le contenu plutôt fade des manuels de français. Et relever le niveau de langue orale des étudiants en leur donnant la parole le plus souvent possible.
Très vite, dans les classes, le courant était passé! Je découvrais des étudiants enthousiastes, chaleureux, généreux, avides de partager, en français, leur culture vietnamienne, leurs rêves et leurs défis de jeunes adultes.
Octobre 1997, à l’Espace Francophone de l’université de Dalat
Étudiants de 4è année, octobre 1998.
Dans le cadre de ma mission, je devais également encourager les professeurs à faire preuve de plus de créativité dans leur enseignement du français comme langue seconde…
À Saïgon, en compagnie des professeurs du département de français de l’université de Dalat, lors d’une journée de développement professionnel tenue en décembre 1997. De gauche à droite, Marianne, talentueuse conseillère pédagogique belge, basée à Dalat, et mes collègues de l’université, Lan Huong, My, et Anh.
Les professeurs étrangers habitaient sur le campus de l’université, et nous recevions régulièrement la visite des étudiants, surtout lors de la Journée nationale des enseignants, célébrée partout au Vietnam en novembre.
Nous recevions sourires, fleurs et cadeaux…
Entouré de quelques étudiants dans mon appartement de fonction à l’université de DalatQuelquefois, les parents des étudiants se déplaçaient aussi… Ci-dessus, une maman accompagnée de ses deux filles et une amie…D’autres fois, une classe presqu’entière venait me rendre visite!…
Je profitais de mes jours de congé pour aller, en moto, en bus, émerveillé, reconnaissant, découvrir le pays, du nord au sud…
Dans le delta du Mékong, près de Can Tho, en décembre 1997
Après deux ans de travail et de mentorat à l’université de Dalat, j’ai quitté le Vietnam, comme prévu, à la fin de mon contrat avec l’EUMC, en juin 1999.
Je me rappelle encore des mots chaleureux du recteur de l’université, Dr. Duc, lors de notre dernier entretien, dans son bureau. « Max, nous ne vous oublierons pas. Vous reviendrez au Vietnam, j’en suis sûr ».
Comme il avait raison!
Je suis retourné au Vietnam six ans plus tard, à l’été 2005.
Lors de mon retour à Dalat, en juillet 2005, j’ai tenu à aller saluer le Dr Duc qui occupe encore, à ce moment-là, le poste de recteur à l’université de Dalat. Visite de courtoisie et, en même temps, pour moi, dans son bureau, émouvantes retrouvailles.
Lors de ce retour, en 2005, j’étais cette fois accompagné de Diana.
Entre Saïgon, Dalat, Nha Trang, Hanoï puis Sapa (dans le nord du pays), nous avons passé un été inoubliable!
Sur la plage de Nha Trang, avec Diana, en juillet 2005.Août 2005, halte lors d’une randonnée dans la région de Sapa, au nord du Vietnam, à quelques kilomètres de la frontière chinoise. Plus de la moitié de la population aux alentours de Sapa appartient à la communauté Hmong. Photo: Diana
Et me voilà, neuf ans plus tard, en novembre 2014, de retour à Dalat!
Route de montagne, le 24 novembre 2014. La moto demeure la meilleure façon de découvrir les environs de Dalat…Au marché de Dalat, le 22 novembre 2014
Le projet d’un second retour à Dalat s’est construit, pendant plusieurs mois, lors de conversations au téléphone et de courriels échangés avec mon amie et ex-collègue, My, responsable autrefois du département de français à l’université de Dalat. My habite maintenant Houston avec sa famille.
Comme beaucoup de Vietnamiens résidant à l’étranger, My revient régulièrement dans son pays d’origine visiter famille et amis.
Après toutes ces années, pourquoi ne pas nous retrouver à Dalat?
Avec tout son talent, et très discrètement, My organisa, pour le 22 novembre, à Dalat, une formidable réunion de retrouvailles au domicile d’une de ses amies!
Ma très chère amie et collègue, My, à Dalat, le 22 novembre 2014Ex-collègues et ami(e)s, réunis au domicile de Madeleine, au centre-ville de Dalat, le 22 novembreEn compagnie de mon ex-collègue, Nguyêt Aï, à droite, professeur de français exceptionnelle et, à gauche, My Hanh, ex-bibliothécaire au Cercle francophone de Dalat.Mon ex-collègue, Monsieur Duc, bien entouré, le 22 novembre. Quelle belle réunion cela a été… et tout le monde parlait français!La rencontre a eu lieu autour d’un délicieux buffet préparé avec amour et amitié…Nouvelle rencontre avec My, et sa soeur Chi, le lendemain, dans un café du centre-ville … Comment te remercier, My?… J’ai hâte de reprendre bientôt avec toi notre conversation à bâtons rompus
Après une semaine pleine d’émotions, je quitte Dalat avec regret demain. J’ai été si heureux dans cette ville, et elle m’a tant donné!
Malgré le temps et les changements – l’afflux de touristes, le nombre croissant de motos qui polluent le centre-ville, l’ouverture, l’an dernier, d’un immense centre d’achats, climatisé, au bord du lac Xuan Huong – Dalat a gardé toute son âme et son charme de petite ville de province, prospère, où il fait encore très bon vivre.
Le lac Xuan Huong avec, à l’arrière-plan, l’ancien lycée Yersin.Luu Vinh Phuoc et son épouse, Phung, tiennent un petit restaurant à deux pas de l’université. Lors de ma mission, j’y allais prendre mes repas plusieurs fois par semaine. Dix-sept ans plus tard, ils sont toujours là, au même endroit, toujours souriants.
Quelle surprise, avant le départ, en me promenant, lundi, dans le quartier du marché Hoa Binh, au centre-ville, d’entendre quelqu’un héler mon nom.
C’était Bao Duy, l’un de mes anciens étudiants à l’université! Après toutes ces années, il m’avait reconnu…
Avec Bao Duy au centre-ville de Dalat, le 24 novembre 2014. Bao Duy est maintenant marié, a trois enfants, et travaille dans l’informatique. Ci-dessous, à ma gauche, vêtu de bleu, Bao Duy, entouré de ses amis, venus me rendre visite dans mon appartement à l’université, seize ans plus tôt, en 1998!
Le centre-ville de Dalat, en novembre 2014
Prochaine destination au Vietnam: le petit village de pêcheurs de Doc Let, et sa plage, au bord de la mer de Chine, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Nha Trang.
J’irai ensuite passer quelques jours dans le delta du Mékong, dans la ville de Sadec, avant de prendre l’avion, le 11 décembre, pour Yangon et la Birmanie…
Quel bonheur de retrouver l’Asie du sud-est!
Bon mois de décembre à tous!
À bientôt!
La merveilleuse petite route de campagne entre Cau Dat et Dalat, en novembre 2014.Au revoir, Dalat!
Trente degrés à mon arrivée à Saïgon mardi matin. Trente-deux degrés aujourd’hui!
Après neuf ans d’absence, quel plaisir de retrouver le sud du Vietnam, et l’élégance, la finesse de la culture vietnamienne!
Mais Saïgon (Hô Chi Minh-Ville) a bien changé!
Chauffeur de cyclo devant le marché Thai Binh, à Saïgon
Dans les rues, les vélos, les cyclos ont pratiquement disparu, remplacés par un flot continu de motos, de taxis, de voitures privées…
Dans les rues…… de Saïgon…… mercredi matin…
Le centre-ville de Saïgon est un immense chantier. Des tours gigantesques ont poussé le long de la rivière…
Rivière de Saïgon. Au loin, le port par où transitent près de 40% des exportations du pays.
De plus en plus difficile, en se promenant, de reconnaître le vieux Saïgon.
Autour de la rue Dong Khoi (l’ancienne rueCatinat), au coeur de ce qui était autrefois la Cochinchine, les boutiques, les maisons bourgeoises, les immeubles ont été rénovés, modernisés… comme pour effacer toute trace de l’architecture française et de la période coloniale…
Seuls quelques édifices ont survécu: la poste, l’opéra, deux ou trois grands hôtels, la cathédrale…
L’hôtel Continental, construit en 1880, et récemment restauré. Somerset Maugham, André Malraux, Graham Greene y ont séjourné. L’hôtel a aussi été le quartier général de la presse étrangère pendant la guerre du Vietnam. Les magazines Newsweek et Time y avaient leurs bureaux, au 2è étage.La cathédrale Notre-Dame, construite entre 1887 et 1891. La brique rouge est d’origine de Toulouse.District 1, 6h30 du matin
Dans quelques heures, je laisserai derrière moi la formidable énergie de cette ville de plus de huit millions d’habitants.
Comme prévu, départ demain – six à sept heures de route – pour les hauts plateaux de la province du Lâm Dông, et la ville de Dalat où j’ai travaillé et vécu pendant deux ans, entre 1997 et 1999.
La ville de Dalat, située au nord de Saïgon (Hô Chi Minh-Ville) dans la province du Lâm Dông, sur les hauts plateaux du centre du Vietnam
Au-revoir, Saïgon!
Scènes de rues…… près du marché Thai Binh, fin novembre 2014