Le GR65 entre Cahors (Lot) et Auvillar (Tarn-et-Garonne)

Après quelques jours de repos à Belleville et Ménilmontant, à Paris, j’ai repris comme prévu, le jeudi 2 mai, à Cahors, ma route sur le Chemin de Compostelle.

Véritable coup de foudre en arrivant à Cahors!

Cahors, ville principale du département du Lot, le mardi 30 avril, vue du sentier qui mène au mont St-Cyr. Ci-dessous, une partie de la cité médiévale où l’on aperçoit le clocher et le dôme de la cathédrale St-Étienne. Le long des quais, ambiance et douceur méridionales….

La ville, qui compte environ 20 000 habitants, est nichée dans une boucle du Lot, dans un grand écrin de verdure. Le lieu est exceptionnel. Les Cadurciens et les Cadurciennes, c’est ainsi qu’on appelle les riverains, jouissent ici d’un environnement et d’un cadre de vie remarquables.

Il fait en plus, fin avril, un temps magnifique!

Le pont fortifié Valentré, construit au 14è siècle pour défendre Cahors, est l’un des plus célèbres ponts médiévaux de France. Il a été habilement restauré par Viollet-le-Duc dans les années 1870. Le pont est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Randonneurs et pèlerins se retrouvent le matin, dans une atmosphère conviviale, chez Pierre, autour de la table du petit-déjeuner…

 

Sur les conseils de Pierre qui offre à Cahors des chambres d’hôtes simples et chaleureuses dans la maison familiale, située dans la cité médiévale, je pars le lendemain de mon arrivée explorer l’un des chemins qui surplombe la ville…

 

 

 

Le sentier du Mont St-Cyr

 

Quatre-vingt-dix minutes de randonnée environ dans un décor étonnant… À partir du pont Louis-Philippe, qui enjambe le Lot, le chemin du Mont St-Cyr grimpe lentement vers un immense plateau verdoyant…

… impression d’être à mille lieues d’un centre urbain…

… le sentier redescend ensuite…

… vers la ville

… d’où l’on peut, en quelques minutes, traverser de nouveau la rivière, par le pont Cabessut, et rejoindre par les quais le cœur de la cité médiévale… Incroyable promenade! Bienvenue à Cahors!

Place du Marché à Cahors, près de la cathédrale Saint-Étienne

Cahors est le point de départ de très nombreux autres sentiers de randonnée…

Belle surprise à mon retour du mont St-Cyr. Un message m’attend. Un message de notre amie et ex-collègue, Josiane… qui est à Cahors pour raisons familiales. Josiane est née et a grandi dans le sud-ouest de la France. Nous avons travaillé ensemble dans la même école, à Vancouver, pendant cinq ans.

Nous nous retrouvons le lendemain, le 1er mai, place Clément Marot, dans la ville médiévale, autour d’un savoureux déjeuner, composé de mets typiques de la région.

En compagnie de notre amie Josiane à Cahors, le mercredi 1er mai. Ci-dessous, une des spécialités de la région…

Confit de canard

Nous décidons après le repas de participer, avec une demi-douzaine d’autres vacanciers, à une visite guidée de la ville organisée par l’Office de Tourisme. Grosse déception. Comme lors de ma visite guidée de Figeac l’an dernier, le guide est encore, cette fois-ci, une dame… originaire de l’Angleterre!

Malgré un accent prononcé, sa maîtrise du français est assez bonne, niveau C1 sans doute à l’oral du DELF, mais pourquoi faut-il que les Offices de Tourisme du Sud-Ouest embauchent des ressortissants anglais afin de faire découvrir aux visiteurs les trésors du patrimoine français?

Messieurs, Mesdames les responsables des Bureaux de Tourisme, de grâce, revoyez votre copie! (Voilà, c’était ma tirade « Vieille France »).

Entre deux explications emberlificotées de notre guide, Josiane et moi avons, du côté de la cathédrale, filé à l’anglaise et nous sommes allés terminer la journée en dégustant des crêpes au sucre sur une petite place paisible et ombragée…

Sur les rives du Lot, le mercredi 1er mai

Au-revoir, Cahors!

C’est au pont Valentré que débute à Cahors le GR65

Josiane est très gentiment venue le lendemain, le jeudi 2 mai, m’accompagner au début de mon périple de 221 kms qui doit me mener de Cahors à Nogaro

Le Chemin du Puy qui emmène marcheurs et pèlerins jusqu’aux Pyrénées

Entre Cahors et Montcuq (34 kms), j’ai eu droit, pendant les deux premiers jours sur le chemin, à tous les caprices possibles de la météo. Temps couvert, grandes éclaircies, ciel bleu, suivi de vent… et de quelques gouttes de pluie. Heureusement, ce seront les seules pendant les cinq prochains jours…

Il fait frais. Température idéale pour la marche…

Premier jour de marche, 14 kms, le jeudi 2 mai, entre Cahors et le hameau de Granéjouls (près du village de l’Hospitalet) où je me suis arrêté pour la nuit…

Comme l’an dernier, le GR65 me réserve bien des surprises…

Ainsi, cette petite buvette, stratégiquement située à la sortie du village de Lascabanes, où je fais halte, vers midi, lors de mon deuxième jour de marche, le vendredi 3 mai, pour le déjeuner…

Francine et sa partenaire Josy tiennent avec le sourire sur le GR65, depuis quatre ans, un petit bijou de restaurant. Pour les randonneurs affamés, tout y est « fait maison », y compris…..

… un excellent cassoulet, accompagné ici de magret de canard, de saucisson et de saucisse de Toulouse…

Moi qui m’étais promis de manger peu de viande pendant mon parcours, c’est raté!… Ce cassoulet sera cependant un admirable carburant sur le chemin qui monte abruptement vers Montcuq…

Il faut, SVP, bien prononcer le « Q » à la fin…

Vue partielle du village de Montcuq de la fenêtre de ma chambres d’hôtes…

Comme son nom ne l’indique pas, la commune de Montcuq est un charmant village – à l’histoire tumultueuse – d’environ 2 000 habitants. Le bourg accueille aujourd’hui de nombreux résidents étrangers (Hollandais, Britanniques) qui viennent passer ici une retraite paisible…

Après une étape de 20 kms, c’est « Chez Jane », à Montcuq, que j’ai choisi de passer ma deuxième nuit, en chambres d’hôtes…

Après une vie rocambolesque dans le milieu de l’édition et de la mode en Égypte, à Milan, à Nice et à Barcelone, Jane Greenwood a acheté puis restauré une maison à Montcuq où elle accueille marcheurs et pèlerins. Une très bonne adresse sur le GR65.

Le soleil s’est levé en quittant Montcuq! À part quelques courts passages nuageux, il ne nous quittera plus jusqu’à mon arrivée à Auvillar quatre jours plus tard. Les paysages, dans cette région qu’on appelle le Quercy, sont magnifiques!…

Entre Montcuq et Lauzerte, le hameau du Rouillac avant (ci-dessus) et après (ci-dessous) mon passage sur le chemin. Rouillac ne compte qu’une vingtaine d’habitants…

En quelques heures, le samedi 4 mai, j’ai facilement franchi les 14 kilomètres qui séparent Montcuq et Lauzerte… Le GR65 a quitté le département du Lot… Le sentier entre maintenant dans le Tarn-et-Garonne…

Arrivée à Lauzerte, cramponnée, à l’horizon, à son éperon rocheux… Je termine ici ma troisième étape.

Lauzerte (« lieu éclairé ») est l’un des nombreux « plus beaux villages de France » que traverse le GR65….

Belles rencontres et conversation à bâtons rompus le soir autour de la table des « Figuiers ». Des randonneurs de plusieurs pays –  Allemagne, Slovénie, Vietnam, Belgique, France – partagent chaleureusement leur expérience et leurs souvenirs du Chemin… Certains l’ont déjà parcouru cinq ou six fois… Une très belle soirée…

Randonneurs rassemblés autour d’un somptueux repas aux « Figuiers », à Lauzerte, le samedi 4 mai. À gauche, Thé, d’origine vietnamienne. À coté de lui, une infirmière, d’origine belge qui a autrefois travaillé  comme bénévole à l’hôpital général des Cayes, en Haïti…

La place des Cornières dans la ville médiévale de Lauzerte et l’église Saint-Barthélémy, construite au 13è siècle

Le lendemain, le dimanche 5 mai, la vieille ville, déserte, offre au visiteur un tout autre visage. Des dizaines de commerces et de logements à Lauzerte sont à vendre. « Le village meurt », me confie un ancien militaire rencontré devant l’église Saint-Barthélémy où on célèbre une messe en hommage aux Anciens Combattants. Il habite Lauzerte depuis vingt-deux ans.

Messe et cérémonie avancée du 8 mai devant l’église Saint-Barthélémy de Lauzerte

La serveuse du café me confirme que l’établissement est lui aussi « en vente depuis deux ans« . Il n’y a aucun repreneur en vue. Certains blâment le Brexit. D’autres affirment que le déclin de Lauzerte est dû à des raisons plus profondes, la lente désertification des villages français.

Les villages se vident. Les anciens métiers disparaissent. Les jeunes couples préfèrent habiter avec leurs familles près des commerces et des services, en ville, là où il y a du travail…

Le GR65 entre Lauzerte et Aube Nouvelle

Après avoir quitté Lauzerte, j’ai poursuivi mon chemin le dimanche 5 mai dans le Quercy.

La région est absolument splendide!

Nous sommes ici dans un pays où la terre est fertile, un pays où l’on célèbre « l’art de la table », à l’ancienne, et où l’on mange plutôt bien. On surnomme la région « le Royaume du gras »…

L’oie, le canard, le foie, le confit ou le magret sont en vente, partout.

C’est dans un petit hôtel de famille, à Aube Nouvelle, entre Lauzerte et Moissac, que j’ai d’ailleurs dégusté, le dimanche 5 mai, mon meilleur repas en deux ans sur le GR65…

Filet mignon de porc aux pruneaux d’Agen accompagné de légumes de saison.

Après une nuit à Aube Nouvelle j’ai repris la route le lundi 6 mai pour Moissac…

J’ai passé les deux jours suivants, entre Aube Nouvelle et Moissac (20 kms) et entre Moissac et Auvillar (21 kms) sous un grand ciel bleu…  Sur la route, d’anciens agriculteurs…

André, sur ses terres, près du village de Dufort-Lacapelette, devant une partie de son champ planté de pruniers. La récolte est prévue pour le début du mois de juin.

Hervé, ancien éleveur, devant sa maison située à cinq kilomètres de Moissac

Arrivée à Moissac le lundi 6 mai par la route des collines (une variante du GR65, un peu plus longue) qui permet de découvrir, de haut, la ville de Moissac, ci-dessous.

Après Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) et Cahors (Lot), Moissac, ci-dessus, dans le Tarn-et-Garonne, est la troisième grande cité sur le GR65. C’est ici que se rejoignent deux des grandes rivières sud-ouest, le Tarn et la Garonne.

Le mardi 7 mai – dernière étape avant ma journée de repos à Auvillar – j’ai emprunté, depuis Moissac, pendant une quinzaine de kilomètres, le superbe Canal des Deux Mers (qui relie sur 800 kms la Méditerranée à l’Atlantique)…

Le Canal des Deux Mers juste après avoir quitté Moissac, le mardi 7 mai

Le GR65 entre Moissac et Auvillar le long du Canal des Deux Mers

Le tracé du Canal des Deux Mers

De très nombreux cyclises, et quelques navires (ci-dessous) empruntent le Canal des Deux Mers

Quelle belle façon de terminer la première partie de ma randonnée!

Courte pause le mardi 7 mai dans un petit café du village de Malause, entre Moissac et Auvillar…

Après avoir franchi la Garonne à la sortie du village d’Espalais, arrivée au milieu de l’après-midi, le mardi 7 mai, comme prévu, à Auvillar!

Cent kilomètres parcourus depuis mon départ de Cahors le 2 mai. Rien de cassé pour l’instant. Pas de chute. Tout va bien.

Après le Lot, le GR65 quitte ce matin le Tarn-et-Garonne et entre dans le Gers…

Il me reste environ 121 kilomètres à parcourir avant d’arriver à destination, à Nogaro.

Le cœur en paix et l’âme tranquille, je poursuis ma route et ma belle aventure sur le Chemin de Compostelle

Bon printemps à tous!

Retour sur le Chemin de Compostelle

Je poursuis ce printemps ma route sur le Chemin de Compostelle.

Après les randonnées réalisées en décembre au Népal, dans l’Annapurna, puis dans la vallée de Katmandou, j’ai hâte de chausser bientôt mes espadrilles, de reprendre mon chapeau et mon baluchon – mon « barda » comme on disait autrefois…

Envie de retrouver le silence des chemins de campagne, l’odeur de la terre, de l’herbe humide, des buissons…

Envie aussi de prolonger la belle aventure vécue l’an dernier entre Le-Puy-en-Velay, en Haute-Loire et Conques, en Aveyron.

Carte postale du chemin parcouru le printemps dernier entre Le Puy-en-Velay et Conques. 205 kilomètres le long du (Chemin de Grande Randonnée) GR 65. Une expérience inoubliable!

Derniers kilomètres avant de quitter le plateau d’Aubrac et de plonger (ci-dessous) vers le village de Saint-Chély d’Aubrac, en Aveyron. Neuvième étape l’an dernier, le dimanche 6 mai.

Le GR 65 avant l’arrivée à Saint-Chély d’Aubrac

Mon objectif cette fois-ci est de relier Cahors (Lot) à Nogaro (Gers) – une distance de 221 kilomètres – en treize jours de marche et deux jours de repos.

Sur le chemin de Compostelle, encerclées en bleu, la ville de Cahors et la commune de Nogaro. Selon le mode du « saucissonnage » bien connu des pèlerins, j’effectuerai dans un an ou deux (avant ou après avoir rejoint les Pyrénées) le tronçon manquant du GR 65 entre Conques et Cahors.

Entre Saint-Chély d’Aubrac et Saint-Côme-d’Olt en Aveyron, le lundi 7 mai 2018

En planifiant ce projet, l’an dernier, j’étais loin de me douter que cette longue randonnée vers les Pyrénées allait tant m’apporter!

Quelques unes des étapes du chemin de Compostelle entre Cahors et Nogaro. Aquarelle de Marie-Noëlle Lapouge – http://www.atelier-de-marienoelle.com

Jour de marché (et musiciens ci-dessous) le samedi 19 mai 2018 dans la vieille ville de Figeac (Lot) où je me suis arrêté presqu’une semaine après avoir rejoint Conques l’an dernier. Immense plaisir d’écouter et de savourer la langue des riverains dans les villages que traverse le GR 65…

Ruelle dans mon quartier, à Figeac, sur les hauteurs de la ville médiévale, mai 2018.

Avec le recul et les mois de réflexion qui ont suivi mon expérience de marche l’an dernier (205 kms), un sentiment nouveau, puissant, au fil des jours, a peu à peu émergé… une évidence, une conviction qu’on peut sans doute résumer ainsi…

Quelle meilleure façon d’exprimer aujourd’hui sa liberté que partir le matin, sac au dos, sur un sentier de campagne, s’arrêter à sa guise dans un village ou dans un café afin de converser avec les riverains, et repartir ensuite, à son rythme – assuré de trouver le soir, au bout du chemin, un toit, un lit confortable, des compagnons de route venus du monde entier… et des hôtes accueillants, heureux de partager un repas avec marcheurs et pèlerins?

Souper le 30 avril 2018 dans l’unique café du petit village de Chanaleilles, en Haute-Loire…

… et retrouvailles le lendemain soir, après une étape épique de 19 kms parcourue en partie dans la neige, dans une auberge de St-Alban-sur-Limagnole, en Lozère…

 

 

 

 

 

 

 

En plus de l’exercice quotidien, cette randonnée le long du GR 65 a pour de nombreux marcheurs, même s’ils s’en défendent parfois, une forte dimension spirituelle, comme en témoignent ces quelques mots, cités récemment dans une revue consacrée au chemin de Compostelle…

« La marche, telle un défi à la vitesse et au bruit, incite à la modestie, pousse à la curiosité, suscite la méditation. Elle invite au repli, à l’intimité, à se taire pour mieux écouter… »

ou encore

Dans une église de l’Aubrac, en mai 2018

À cette dimension spirituelle, parfois absente, différente pour chacun, vient aussi se greffer sur le chemin un riche volet culturel. Le tracé du GR 65 permet en effet aux randonneurs curieux de découvrir les légendes et l’histoire généralement peu connue de régions reculées du centre et du sud-ouest de la France.

Pays de la Haute-Loire et de la Lozère

J’ai pu ainsi parcourir en partie l’an dernier des régions sauvages, splendides, situées un peu hors du temps – la Margeride, le Gévaudan, l’Aubrac, la vallée du Lot, le Rouergue – territoires isolés où foisonnent encore une multitude de mythes et de récits, récits parfois terrifiants, comme celui de la « Bête du Gévaudan », un loup féroce qui au milieu du 18è siècle terrorisait et dévorait les villageois dans un secteur compris à présent dans le département de la Lozère…

La Bête du Gévaudan (illustration François de Sarre)

Aujourd’hui, hormis marcheurs et pèlerins, les visiteurs sont plutôt rares dans ces régions, ou alors ils ne font que passer, rapidement, au volant de leurs voitures, les yeux rivés sur leurs GPS… C’est dommage!

Quinzième et dernière étape l’an dernier entre Sénergues et Conques, en Aveyron, le dimanche 13 mai 2018.

Fromages…

… de l’Aveyron

J’ai bien hâte de découvrir ce printemps, entre Cahors et Nogaro, d’autres « pays » – le Quercy, la Gascogne, l’Armagnac… – « pays » situés dans trois départements – le Lot, le Tarn et Garonne et le Gers – connus pour leur gastronomie… et leurs vins!…

Vins et millésimes notés du sud-ouest

Menu affiché à l’entrée du village d’Aumont-Aubrac, en Lozère

Je me souviens encore du déjeuner dégusté en mai l’an dernier dans le village de Nasbinals, en Lozère. Un des plats du jour offerts ce midi-là, servi dans un décor simple et chaleureux. Un moment mémorable. Dès la première bouchée, le sentiment de goûter à une cuisine exceptionnelle. Une madeleine. Si vous passez par Nasbinals, SVP arrêtez-vous.

Veau de l’Aubrac, accompagné de tomates farcies, d’une salade verte et d’une corbeille de pain frais. Restaurant « La Route d’Argent » à Nasbinals.

Fort de l’expérience acquise l’an dernier, j’ai décidé ce printemps, pour les hébergements, d’éviter au maximum les hôtels… Hôtels souvent vieillots, chers et anonymes selon moi sur le GR 65…  (Après avoir lu le plus récent roman de Michel Houellebecq, « Sérotonine », qui a encore envie d’aller à l’hôtel?)… J’ai choisi plutôt de séjourner chez les riverains, en chambres d’hôtes et en demi-pension (chambre, souper et petit-déjeuner) lorsque c’était possible…

Un seul hôtel réservé, faute d’autre option ce jour-là, dans le Tarn-et-Garonne, entre Cahors et Nogaro.

La carte de mon parcours ce printemps. À titre de comparaison, printemps 2018 = 205 kms entre Le Puy-en-Velay et Conques. 15 jours de marche, 2 jours de repos. Moyenne = 13.6 kms par étape –  Printemps 2019 = 221 kms. 13 jours de marche, 2 jours de repos. Moyenne = 17 kms par étape. Objectif l’an prochain? Rejoindre Saint-Jean-Pied-de-Port et les Pyrénées!

Voici donc, au jour le jour, mon itinéraire pour ce deuxième tronçon du chemin de Compostelle…

24 avril = Départ de Vancouver

25 – 29 avril = Paris

29 avril – 2 mai = Cahors (Lot)

2 mai = Cahors – Granéjouls – 14 kms.

3 mai = Granéjouls – Montcuq – 20 kms.

4 mai = Montcuq – Lauzerte (Tarn-et-Garonne) – 14 kms. 

5 mai = Lauzerte – Aube Nouvelle/Dufort-Lacapelette – 11 kms. 

6 mai = Aube Nouvelle – Moissac – 20 kms. 

7 mai = Moissac – Auvillar – 21 kms. 

8 mai = Jour de repos à Auvillar – (100 kilomètres parcourus)

9 mai = Auvillar – Miradoux (Gers) – 18 kms.

10 mai = Miradoux – Lectoure – 16 kms. 

11 mai = Lectoure – La Romieu – 18 kms.

12 mai = La Romieu – Larressingle – 19 kms.

13 mai = Larressingle – Montréal-du-Gers – 11 kms.

14 mai = Montréal-du-Gers – Éauze – 18 kms. 

15 mai = Jour de repos à Éauze – (200 kilomètres parcourus)

16 mai = Éauze – Nogaro – 21 kms. 

17 mai = Jour de repos à Nogaro – Fin Compostelle #2 – 221 kilomètres parcourus.

18 mai = Nogaro – Pau (bus SNCF)

18 – 20 mai = Pau

20 – 23 mai = Paris

24 mai = Paris – Vancouver

Après deux mois d’hiver particulièrement rudes en Colombie-Britannique (le thermomètre, à Vancouver, n’a jamais atteint en janvier/février le seuil de dix degrés – un record), j’ai bien hâte de reprendre la route!

Bon début de printemps à tous!

Une forteresse royale, construite au 12è siècle, surplombe le village de Najac, en Aveyron… Najac où, après Conques et Figeac, je me suis arrêté plusieurs jours en mai l’an dernier…

… afin de poursuivre mes randonnées en Aveyron… (Ici, panorama sur le sentier qui va de Najac, à l’horizon, au village de Cassagnes)…

… et avant de rejoindre, en train (via Gaillac)…

… la très belle ville d’Albi, située sur les rives du Tarn… Albi, ville natale de l’explorateur Jean-François de La Pérousse (disparu en 1788 dans le Pacifique) et du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901).

Albi où trône, au-dessus de la vieille ville, l’imposante cathédrale Sainte-Cécile, construite à partir du 13è siècle… À très bientôt, le sud-ouest de la France!